![]() du 08 au 13 octobre 2007 |
Énergie
solaire et réchauffement climatique
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De plus, en été l'hémisphère Nord reçoit plus d'énergie
que l'hémisphère Sud (et vice-versa en hiver). Cela résulte
aussi de l'angle d'incidence des rayons par rapport au sol qui n 'est
pas le même dans l'hémisphère nord à ces 2 saisons.
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| Le solaire photovoltaïque : => L'utilisation de l'énergie solaire est donc plus ou moins rentable selon les régions. On peut partiellement compenser cette inégalité en positionnant les panneaux solaires perpendiculairement aux rayons solaires de façon à augmenter la capture de leur énergie. Les panneaux solaires convertissent l'énergie lumineuse en énergie électrique. |
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Un régulateur protège les batteries contre
les surcharges.
Un onduleur transforme le courant continu en alternatif pour alimenter les appareils de la maison. Des batteries stockent cette électricité pour la nuit. |
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=> Énergie compétitive : Le second problème est de
nature économique, il faudrait que le solaire photovoltaïque soit compétitif
vis à vis des autres énergies, or si le soleil est gratuit, pour obtenir des
résultats quantitatifs intéressants il est important de réaliser des capteurs
de très grande surface à faible coût de production et de durée de vie longue.
En effet, dans le meilleur des cas, l'énergie incidente est de 1kW/m² et
le rendement théorique maximal d'un dispositif de conversion parfait ne peut
dépasser 38% (cf loi de Carnot), mais en réalité on se base sur une énergie
moyenne pendant quelques heures par jour d'environ 300W/m² et l'expérience
montre que les rendements sont au plus de 16% sur les dispositifs de coût relativement
raisonnable d'aujourd'hui.
" De fait en 2006, le kilowattheure (kWh) revient entre 3 et 6 centimes d'euro
lorsqu'on le produit à partir d'énergies fossiles comme le pétrole, et encore
un peu moins en utilisant un barrage amorti depuis longtemps (entre 2,5 et 3
centimes le kWh). Le prix du photovoltaïque, lui, se situe pour l'instant entre
50 et 65 centimes le kWh. On espère diviser ce prix par deux dans un moyen terme",
relève Arvind Shah de l'Institut de Microtechnologies de Neuchâtel.
Cependant, les calculs de prix du kWh ne tiennent pas compte des coûts externes
des énergies fossiles ni de la pollution ni du fait que ces énergies non renouvelables
finiront par s'épuiser. Une étude de l'Agence Internationale de l'Énergie
(AIE) a montré qu'aux États Unis 58% des besoins en électricité pourraient
être couverts par des cellules photovoltaïques placées sur les toits des bâtiments
convenablement orientés. On imagine alors aisément qu'un couplage avec les barrages
pourrait satisfaire la quasi totalité des besoins (solaire en été et hydroélectricité
en hiver). La situation est moins favorable en Europe, mais l'AIE a cependant
montré que plus de 38% des besoins pourraient être couverts par le solaire.
=> Énergie politiquement incorrecte : Pour progresser il faudrait
des investissements de recherche importants, or ni les gouvernements, ni les
industriels du secteur de l'énergie qui auraient les moyens financiers ne semblent
vouloir faire les efforts nécessaires. Il y a à cela plusieurs explications
: les gouvernements ne savent pas comment mettre une taxe sur le soleil et une
fois passé le stade des grands principes sur le développement durable la plupart
se contentent de faire l'autruche ; quant aux industriels ils préfèrent gagner
beaucoup d'argent avec le pétrole et, dès qu'un inventeur indépendant propose
une innovation dans le domaine solaire, ils achètent (à bas prix!) le brevet
pour mieux l'enterrer. Les progrès sont donc très limités et aujourd'hui on
ne trouve d'application des cellules photovoltaïques, en dehors des dispositifs
métrologiques et météorologiques, que pratiquement sur les seules calculettes
ou autres convertisseurs franc-euro offerts gratuitement, ainsi que sur quelques
dispositifs de sécurité le long de quelques autoroutes et les industriels qui
s'intéressent réellement au solaire n'ont en général pas l'envergure pour un
développement massif de ces technologies.
Notons que même dans des régions privilégiées comme en Andalousie, les panneaux
photovoltaïques sont rarissimes. Cependant en Allemagne, le Fraunhofer Institut
a un département spécialisé très actif à Freiburg et Gelsenkirchen et l'équipement
solaire dans ce pays pourtant peu favorisé par le soleil a commencé à dépasser
le simple stade expérimental.
=> Certaines installations pilotes ont déjà prouvé leur efficacité.
Ainsi les transports publics mus par un courant continu à basse tension
se prêtent particulièrement bien à une liaison directe avec des installations
photovoltaïques, d'autant plus que les pointes de trafic ont lieu durant la
journée. Les transports publics genevois (TPG) ont ainsi installé une centrale
photovoltaïque sur le toit de leur centre de maintenance. En place depuis plusieurs
années, cette centrale fournit un peu plus de 1% du courant utilisé par les
trams et trolleybus des TPG, ce qui n'est pas négligeable vu l'ampleur du réseau.
Notons aussi l'action de la Commission Européenne sur les changements climatiques
et énergies renouvelables.