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INSERM
Hôpital St-Louis
Paris 10°

Description du monde de la recherche et visite du labo commentés par les élèves de Terminale S

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Nous avons été accueillis comme des rois, c’est très agréable. Au point que les responsables de services se sont présentés par leur prénom. Alors merci à Ali et Dominique.

L’équipe est dynamique, nous proposant une approche positive du métier et nous mettant en contact avec le monde "réel". La présentation du monde de la recherche était pleine d’humour ! Nos questions étaient sollicitées et prises en compte.

La description du fonctionnement du laboratoire était claire. INSERM signifie Institut Nationale de la Santé Et de la Recherche Médicale. Le budget annuel est de 500.000€ en 2005. Il est en parti alloué par l’Université de Paris7 et le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique), ce qui fait de ce labo un UMR (Unité Mixte de Recherche) et plus précisément un IFR (institut Fédératif de Recherche) spécialisé en pathologie moléculaire. Le reste du budget doit être activement recherché par le directeur de service.

Ali dirige un des 3 services, spécialisé dans les rétrovirus. La grippe, le SIDA, l'hépatite C sont des maladies déclenchées par des rétrovirus. Leur nom vient de leur particularité : ils ne possèdent pas d'ADN et le fabriquent dans la cellule qu'ils parasitent à partir de leur ARN et d'une enzyme transcriptase inverse. Il n'y a pas de vaccin efficace spécifique de ces maladies virales. L'étude de l'ADN viral de quelques Kbases et de ses mutations permet de trouver les filiations dans l'espèce humaine depuis des milliers d'année, retraçant ses migrations. Le labo étudie actuellement le mode de transfert du virus de la membrane jusque dans le noyau de la cellule parasitée, pour trouver une parade efficace contre ces virus, peut-être en mimant les ruses naturelles. Le SIDA a pour cellules hôtes les lymphocytes LT4 qu'ils reconnaissent par leurs protéines membranaire CD4 et CXCR4, ou les cellules macrophages qu'ils reconnaissent à leurs CD4 + CCR5. Les personnes qui sont protégées naturellement ont une de ces protéines mutées.

Je connaissais l’existence de l’azote liquide mais ce nuage froid m’a drôlement impressionné !

Dominique (à droite de Ali)dirige le service travaillant sur l’amélioration du traitement de la leucémie. J’ai été impressionnée par les détails des recherches : la leucémie aiguë promylocytaire est une absence de globules blancs (= leucocytes) due au blocage de la différenciation cellulaire dans la moelle osseuse. Ce blocage est créé par la présence d’une protéine chimère codé par un gène recombiné par fusion de 2 morceaux (PML-RARA).
Un traitement par de fortes doses de vitamine A ou rétinol agit au niveau du site RARA et crée une rémission d’environ 6 mois. Et surprise : l’arsenic guérit : ce traitement est couplé avec de faibles doses d’arsenic (réactualisation d’un vieux remède chinois !). Les recherches actuelles visent à identifier les modes d’action de la protéine chimère mais aussi de l’arsenic et du rétinol en précisant le ou les récepteurs nucléaires concernés…

Les sujets de recherche présentés sont tous intéressants, c’est super d’avoir le choix de son sujet de recherche, le choix des étapes de sa démarche expérimentale et même de ses horaires ! Ce n’est pas le cas dans le privé. Mais les salaires ne sont pas très élevés,. Les salaires dans le privé sont plus élevés…
Dans se labo travaillent une quarantaine de personnes dont 12 chercheurs (Bac+9, formés par l’université, médecine, pharmacie ou école vétérinaire), 4 ingénieurs ( Bac+6), 7 techniciens ‘Bac+3), 2 secrétaires et de nombreux stagiaires (intégrés à une équipe pour la durée de leur stage). La présence de ces stagiaires est précieuse car ils ne plaignent pas leur temps et renouvellent les idées du groupe. Des étudiants en fin d’études peuvent être présents s’ils ont trouvé sur place un directeur de thèse disposé à les aider à construire le problématique et sa vérification expérimentale, ils préparent alors une thèse en rapport avec le thème des recherches du labo.
Les couleurs vives et l'encombrement cachent le cadre, le laboratoire fait pauvre malgré la présence de matériel spécialisé coûteux.
Il règne une bonne ambiance décontractée dans le labo avec sa chaleur humaine. J’ai découvert un travail d’équipe : le chercheur n’est pas seul dans son coin !
Voici l'enceinte d'irradiation :

 

J’ai obtenu les réponses à mes questions sur les métiers présents dans un laboratoire de recherche et les filières y menant.

Chaque expérimentation exige des fioles et pipettes stériles donc après la vaisselle...
...les étuves à stérilisation, énormes, sont très utilisées.
La visite m’a étonnée, je n’imaginais pas un labo comme ça…

La visite a été beaucoup trop courte, sans doute pour ne pas déranger les recherches en cours.

 

D’autres centres de recherche sont présents à l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique), au CEA (Commissariat de l’Énergie Atomique), dans les grandes écoles (École Normale Supérieure, vétérinaire…), dans les autres universités et hôpitaux…

Je suis conforté dans mon choix : je serai chercheur !

Pour en savoir plus :

- http://www.inserm.fr/fr/rh/metiers/recherche/index.html

- alisaib@pop.infobiogen.fr

- Hôpital Saint-Louis, 1avenue Claude Vellefaux, 75475 PARIS cedex 10, Tél : 01.53.72.21.33, Fax : 01.42.40.95.57

- IFR Laboratoire de Pathologie, 75475 PARIS Cedex 10, Tél : 01.42.49.98.09, Fax : 01.42.49.49.22