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Retour à l'exposition Les outils préhistoriques utilisés
pour creuser |
Problématique :
Observation :Grâce
à des prospections aériennes, pédestres, électriques
et magnétiques, les chercheurs ont décelé des zones où
la terre a été retournée ( terre plus riche que le sous-sol
affleurant voisin, signalé par une végétation plus dense.
Les chercheurs ont
remarqué le schéma très similaire de chaque fosse, ou galerie,
faite à l’époque Néolithique.
Après analyse
du sol, les chercheurs ont pu conclure que le silex était l’objet de
ces exploitations.
Grâce au carbone 14,
on a pu déterminer l’époque approximative de la fabrication de
ces outils. Si bien qu’avant une certaine date, ces instruments étaient
absent du fait de leur inutilité, car le silex pouvait se ramasser à
même le sol. Mais, à cause de l’accroissement démographique
(dû à l’amélioration des techniques de chasse, d’alimentation,
de mode de vie…) le besoin de silex se fit de plus en plus ressentir ;
c’est pourquoi, les hommes préhistoriques ont du trouver un moyen de
les extraire du sol avec le plus d’efficacité possible ; c’est à
dire après de nombreuses expériences et tentatives.
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Ces zones étaient parsemées de nombreux instruments différents fabriqués en bois végétal ou animal, ou plus fréquement en pierre : barres à mine en bois, pics en bois végétale et animal, herminettes et burins en pierre, pelles en omoplate animale… | ![]() |
Pour quelles raisons ces instruments ont-ils été utilisés ?
Hypothèse : Ces instruments ont pu être utilisés comme outils de creusement pour récolter de la matière première enfouie.
Vérification expérimentale :|
Comme le montent les traces laissées sur les parois des puits, le bois a aussi servi à l'étayage des galeries, et on peut imaginer la présence d'échelle, voire de systèmes de traction (chèvres), permettant de remonté à la surface les déblais et les blocs de silex. Ainsi, les outils tels que l’omoplate d’aurochs qui servait de pelle , les paniers en vannerie employés pour remonter à la surface la terre et le silex, situés jusqu’alors en profondeur… ont été fabriqués par l’Hommes préhistorique, lui même. Par contre, les herminettes en silex n’ont pas dû avoir une grande utilité pour le creusement, du fait de leur fragilité. L’usure de chacun de ceux-ci a donc pu déterminer leur degré d’utilisation et d’efficacité. |
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Par conséquent, l’hypothèse donnée est validée. Les outils retrouvés lors des fouilles ont servi, selon les chercheurs, à creuser dans la terre jusqu'à 2,50m de profondeur, pour y extraire du silex.
Cette expérience a montré que le creusement d'un puits ne nécessite pas de savoir-faire particulier ni de puissance physique exceptionnelle. En tenant compte des conditions dans lesquelles l'expérience s'est effectuée, on estime qu'un banc de silex situé à cette profondeur pouvait fournir plusieurs centaines de kilos de matière première en moins de 15 jours. Cette activité pouvait donc se pratiquer de manière saisonnière. L'utilisation de nombreux outils expérimentaux et l'observation de leur usure ouvre de nouvelles perspectives de recherche. Ainsi, l'emploi de pierres pour percuter pointes et burins semble être vraisemblable, et il faudra veiller à observer l'usure des pierres trouvées sur les sites miniers pour valider cette hypothèse. Les traces laissées par l'aide d'un pieu de bois, l'utilisation de pics en bois de cerf ou de barres à mine, sont désormais identifiées et reconnaissables. De plus, on a pu observer que les outils en bois végétal ont été plus utilisés que ceux en bois de cerf ou en silex en raisons d'efficacité. les observations effectuées sur les parois du puits permettent ainsi de valider l'hypothèse de ce type d'outil pour les creusements de la mine.
La lecture des traces sur les parois des puits et les outils forme une science : la tracéologie. Menée sur les lames de silex des herminettes et sur les pics en bois de cerf, elle a permis de constituer un ensemble de références auquel on peut comparer les exemplaires archéologiques.