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L'eau, Exposés de la classe de 2°7 |
L'épuration des eaux usées
dans les pays occidentaux
Introduction
Depuis les XIXème siècle, après la création des premiers réseaux d'égouts, le principal souci des hygiénistes et des responsables municipaux était de lutter contre la putréfaction des vases formées dans les rivières à cause des matières que charriaient les égouts. Cette lutte était déjà appelée "désinfection" même si la nature biologique de cette transformation, ainsi que les agents qui en sont responsables, n'étaient identifiés. Le but des épurateurs était donc antiseptique car il fallait bloquer l'évolution de la septicité (manifestations désagréables causées par l'évolution de la putréfaction des matières organiques) causée par ces vases dans les cours d'eaux.
Avec le temps et l'évolution des modes de vie, les rejets d'eaux usées ont évolué et sont devenus plus difficiles à traiter. Les rejets domestiques se sont enrichis en produits complexes et polluants. Les réseaux d'assainissement recueillent maintenant les rejets industriels, commerciaux et artisanaux eux aussi chargés en produits polluants. Les eaux de pluies se chargent en produits minéraux et organiques divers et augmentent donc la quantité d'eaux usées à traiter. Si aucun traitement n'est proposé, les cours d'eau se retrouvent pollués, l'épuration des eaux usées a donc pour but de réduire la charge polluante que les eaux usées contiennent pour rendre à la nature une eau suffisamment propre pour son utilisation future.
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Cycle de l'eau
intégrant une station d'épuration |
I : Les types d'assainissement :
II : Les traitements d'épuration des eaux usées :
III : Les différents types de sous-produits et leur recyclage partiel :
Conclusion
Un citoyen responsable de la qualité de l'environnement
sera un consommateur d'eau soucieux avant tout de prévenir la pollution
de l'eau en évitant l'apparition même de polluants dans l'eau.
L'épuration même très efficace n'est jamais qu'un remède
et n'est capable d'éliminer qu'une partie des substances rejetées
dans l'eau. De plus, l'épuration de l'eau génère toujours
un déchet qu'il faut ensuite éliminer ou recycler.
La gestion des boues d'épuration reste un des grands défis des
années à venir. De nombreuses réflexions sont menées
pour améliorer leur composition en vue de leur élimination et
surtout de leur utilisation. Les volumes engendrés par les stations d'épuration
dans les pays occidentaux sont en constant évolution. Les normes de rejet
et sur les déchets ultimes sont toujours plus contraignantes. Elles obligent
les épurateurs à améliorer la qualité des différents
types de boues.
Le mieux est d'utiliser dans les limites d'une bonne hygiène une quantité minimum d'eau, quelle que soit son origine, eau de pluie ou de distribution. Compte tenu des procédés d'épuration les plus économiques, il est préférable de n'utiliser et de ne rejeter dans l'eau que des matières organiques rapidement biodégradables. Tout mélange de produits de nature très variée complique les méthodes de dépollution qu'il faudra ensuite mettre en œuvre.
Il est notamment interdit de rejeter à l'égout des huiles minérales, des produits inflammables, des solvants volatils, des substances toxiques tels que bains photographiques, herbicides...
Il vaut mieux également éviter de diluer les eaux usées dans de grandes quantités d'eau claire, qu'elle soit de pluie ou de source. Dans l'idéal, les eaux de pluie seront séparées des collecteurs d'eau usée et pourront être rejetées vers les eaux de surface ou les eaux souterraines sans être polluées.
En résumé, un bon citoyen, soucieux de préserver l'environnement, doit :
-récupérer les solvants, peintures et autres matières dangereuses pour les évacuer via les filières de collectes de résidus domestiques dangereux mis en place par la mairie ou la collectivité territoriale dont il dépend,
-récupérer le gras de cuisson pour l'évacuer dans le circuit "ordures ménagères",
-éviter le gaspillage de l'eau,
-éviter l'utilisation de broyeur à déchets. Le traitement est beaucoup plus dispendieux que l'utilisation du camion à déchets.
-éviter de jeter dans la cuvette de toilette les matières plastiques et articles d'hygiène (enveloppe de serviette sanitaire, tampon, cure- oreille, préservatif... )
Sources texte:
- http://www.ademe.fr/partenaires/Boues/Pages/chap11.htm
et pages suivantes
- http://www.siaap.fr
- Brochure de l'Agence de l'Eau de Loire-Bretagne : "L'alimentation
en eau potable"
- Microsoft encarta 2004