par Audrey ATALAPHE, Marie BRETON, Maïlys BRODIN,
Julie DAVIOT, Caroline SEGERS et Laura VEDELE
A May-sur-Orne, le premier matin, nous avons exploré
un amas de calcaire déplacé pour des travaux en cours, car le
lieu d'origine de ces calcaires était inaccessible (carrières de Roche-Blain
interdite et de Feuguerolles en cours d’aménagement). Ces calcaires et marno-calcaires
datant du Toarcien (environ -180MA) sont très riches en mollusques (Lamellibranches,
Bélemnites, Ammonites) et parfois quelques Crinoides. Au bout d'une demie
heure, nous avions chacun notre fossile : coque, moule, escargot marin et
même un chanceux a trouvé un bout d'ammonite.
Ensuite, nous avons surtout étudié des roches métamorphiques
qui étaient des roches sédimentaires transformées par
augmentation de pression et de température lors de la formation du
Massif Armoricain. Ces roches étaient anciennement de l'argile, du
calcaire et du grès.
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A Villers-sur mer, le troisième jour, nous avons découvert
les Vaches Noires, falaises constituées des roches sédimentaires
citées sur cette coupe, dont certains niveaux sont riches en
fossiles.
Les strates qui se sont déposées avant puis après
la lacune, sont bouleversées par la nappe phréatique actuelle
ou par la vie récifale il y a 145 MA pour Coral Rag.
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L'argile
C'est une roche à grain très fin (moins de 2mm)
qui contient au moins 50% de silicate d'alumine, auxquels s'ajoutent d'autres
minéraux (poussières de quartz, feldspath, calcite).
Cette roche friable ne raye pas le verre et ne fait pas effervescence en présence
d'acide chlorhydrique. L'argile résulte de la décomposition
de roches riches en feldspath. Souvent transportée au loin par les
cours d'eau, cette poussière peut être colorée au passage
par des oxydes de fer en gris, vert, rouge ou jaune provenant de la décomposition
de micas.
L'argile est utilisée par l'homme sous forme de terre glaise utilisée
en poterie (terre cuite, faïence, porcelaine) ou en industrie car elle
absorbe l'eau avec avidité et forme une pâte imperméable,
durcie par cuisson.
Le calcaire
Le calcaire est une roche sédimentaire renfermant au moins 50% de carbonate
de calcium CaSO
3. Sa couleur varie du blanc au jaune,
il est disposé en strates. Il s'est formé au contact des ions carbonate CO
3-
et des ions calcium Ca
2+ dans l'eau de mer. Cette poudre de carbonate
de calcium s'est solidifié après compression, au fur et à mesure de
l'enfouissement sous les strates suivantes.
Ce calcaire d'origine organique, comme le
calcaire coquillier, est très
riche en coquilles de mollusques gastéropodes et bivalves. Le calcaire
d'origine chimique précipite selon le degré de saturation de
l'eau en ions : c'est par exemple le cas du calcaire oolithique formé
de sphérules (ressemblant à des ufs de poisson) de moins
de 2mm à structure interne en couches calciques concentriques autour
d'un noyau de quartz, formé en eaux chaudes agitées.
La craie
C'est un calcaire d'origine organique, une boue friable poreuse
et avide d'eau, formée de microscopiques tests de foraminifères.
Elle aussi s'est cimentée par compression, au fur et à mesure
de l'enfouissement sous les strates suivantes.
L'homme l'utilise en la calcinant à 800° pour donner de la chaux
vive.
La craie glauconieuse est de couleur verdâtre car elle renferme
du silicate de fer ou glauconie. |
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Le grès
| Cette roche détritique consolidée est constituée
de grains apportés par le vent ou l'eau, grains de quartz, parfois
avec du feldspath, liés par un ciment siliceux ou calcaire. Le
ciment s'étant glissé dans les interstices, la roche consolidée
a pu garder l'empreinte des rides de sable (ripple-marks) sur le dessus
d'une strate et montre parfois un granoclassement
si le dépôt s'est fait par éboulement, comme en témoigne
encore les affleurements de schiste à May-sur-Orne. |
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Variétés : grès pur à ciment siliceux,
grès ferrugineux à ciment siliceux, grès quartzeux, grès
à ciment calcique ; arkose à grains anguleux, grauwacke à
grains très anguleux.
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Le sable
Cette roche meuble est constituée de grains de
quartz, d'une dimension de 0,1 à 2mm. Le sable provient
de la destruction de roches riches en quartz (granites, gneiss),
il est d'autant plus pur en silice qu'il est clair. Au dessus
de 2mm, ce n'est plus du sable mais du gravier puis au dessus de 2cm
des galets.
Ici, les rides de sable visibles peuvent être conservées
quand le sable se cimente en grès !
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Variétés : sable micacé, feldspathique,
glauconieux (de couleur verte à cause de la présence de silicate
de fer ou glauconie), ferrugineux (de couleur jaune à brun à
cause de la présence d'oxyde de fer), calcaire.
L'homme l'utilise fondu et mélangé à des carbonates de
sodium et de calcium, pour faire du verre, qui peut être coloré
par des oxydes métalliques, l'ajout de plomb conduit au cristal.
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Le silex
Il se présente sous forme de gros morceaux arrondis,
dits rognons,
très durs, d'origine chimique, formé par des agrégats
de calcédoine à partir de spicules d'éponges ou
de tests de protozoaires.
Le silex a été utilisé comme outil préhistorique
puis comme "pierre à fusil".
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Les fossiles
Au cours des millions d'années où les sédiments se sont peu à
peu compactés en roche, les fossiles ont changé de composition
chimique, les molécules organiques qui le composaient ont été
remplacées par des molécules minérales, molécule après
molécule donc sans changer de forme. Cela explique comment cette roche
à l'apparence exacte de cet ancien organisme vivant.
Les huîtres à commissure lisse, comme Gryphaea dilatata, sont abondantes
dans les couches argileuses .
Dans la strate supérieure plus récente, Lopha gregarea,
proche de l'huître actuelle, vit en communauté (grégaire),
elle a des commissures plissées, ainsi, elle a pu supporter les arrivées répétées
de sable dont témoigne le haut de la strate.
Les fossiles situés dans les strates inférieures sont plus
anciens que ceux des couches supérieures. Il suffit donc d'établir l'âge de
la strate la plus ancienne afin de dater relativement à elle les strates
supérieures et donc des fossiles contenus dans ces différents couches. Les
roches, comme les fossiles, peuvent aussi être datés grâce à la datation absolue.
On détermine de l'âge d'un fossile ou d'une roche par le principe
de radiochronologie (mesure en laboratoire de la déperdition
isotopique). C'est une datation expérimentale qualifiée
abusivement d'absolue puisqu'elle est donnée avec une incertitude d'autant
plus importante que la durée de vie de l'isotope est longue, incertitude
augmentée par le fait que cette datation indique l'époque de
la fermeture du système testé mais pas toujours l'époque
de la formation de la roche ou de la mort du fossile.