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Voyage géologique
des élèves de S
en Normandie,
septembre 2006

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Tous les termes spécialisés sont expliqués dans le lexique de géologie
Les autres élèves ayant participé au voyage ont détaillé les caractéristiques des roches magmatiques, métamorphiques et sédimentaires.

Le voyage vu par Thibault BROUASSIN, Maxime CORDUANT, Côme DEVINANT, Florian FAUCON, Vincent GLOAGUEN et Maxime ROCHE, élèves de 1°S2

Comme chaque année, le lycée Mansart a organisé un voyage géologique qui avait cette fois pour destination la Normandie. Au cours de ce voyage, nous avons pu étudier le paysage géologique grâce à l'aimable participation du géologue Jacques Avoine. Cette sortie s'est déroulée sur plusieurs sites, dont certains étaient classés "Réserve naturelle".

Premier jour : May-sur-Orne
Nous sommes tout d'abord allés dans un chantier où des amas de roches avaient été déposées. Nous avons pu y chercher différents fossiles, facilement accessibles, et nous rendre ainsi compte de la diversité des espèces présentes dans les roches.
En comparant ces fossiles à ceux de l'échelle paléontologique, nous pouvons les identifier puis préciser leur époque de vie donc dater les roches en appliquant un des principes de la datation relative, le principe d'identification paléontologique.
La plupart des roches étaient sédimentaires avec des fossiles indiquant la présence ancienne d'une mer datant du jurassique.


Nous avons ensuite déjeuner à l'église de May-sur-Orne.
Le géologue, professeur à l'Université de Caen, est arrivé et le travail a repris.


A la carrière de la Roche Blain, des strates nous ont permis de deviner les phénomènes géologiques qui se sont succédés au cours des différentes époques.


Cet affleurement montre des strates qui ont été horizontales et sont maintenant basculées. Nous avons appris à mesurer leur angle de basculement.


Cet affleurement témoigne de la présence ancienne chaîne de montagne en bord de mer !
Grès feldspathique dans la vallée de la Laize:
Le grès est une roche sédimentaire formée de grains de sables compactés et cimentés. Actuellement, cette roche est constituée à 95% de silice (grains de quartz) et comme l'indique son nom, 5% de feldspath.
Sa couleur rouille vient d'une oxydation du fer abondant dans cette roche comme en témoigne l'ancienne mine de fer qui a été exploitée dans le flan de la colline.
On la date d'entre 280 et 330 millions d'années.
Ce grès date de l'ère primaire, dans l'âge cambrien inférieur, il y a environ 500 à 435 millions d'années.

 

Nous avons ensuite bien marché le long de la Laize, rivière qui a entaillé les roches, pour enfin arriver à la carrière Géopark. Les strates étaient là, formant un pli en forme de cuvette appelé synclinal, surmontées d'autres strates horizontales. Le géologue nous a expliqué que les roches calcaires pouvaient être reconnues grâce au test de l'acide chlorhydrique: le carbonate de calcium fait effervescence en présence d'acide. C'est ce qui se passait à la carrière Géopark.
Les strates horizontales comme les strates incurvées en synclinal sont du CaCO3 formé lors de 2 épisodes sédimentaires très éloignés dans le temps, séparés par une discordance indiquant une période d'érosion.

<= La carrière Géopark

 

Nous sommes ensuite parti pour trois heures de marche pendant lesquelles nous avons découvert l'histoire géologique de la Normandie. En effet, à travers les chemins que nous empruntions le long de l'Orne, nous avons eu la possibilité d'observer nombres d'affleurements créés par la rivière, chacun contenant des roches différentes.

 

Deuxième jour à Flamanville

Pour la première fois, nous étions face à la mer… ou plutôt dos à la mer...
Effectivement, l'affleurement qui nous faisait face était bien différent de ce que nous avions vu la veille. Il y avait des bloc monumentaux. Ceux-ci avaient des fissures. En effet, du fait de leur dureté, il avaient cassés au lieu de plier. En regardant les plantes aux alentours, on a remarqué la présence de plantes silicoles. Les roches présentes étaient donc riches en silice. C'étaient des granitoïdes. Ce pluton granitique s'est formé dans l'ère primaire, durant le carbonifère supérieur. La roche a été datée de 315 à 320 millions d'années en utilisant la radio-chronologie.
Nous avons ensuite fait un (très) petit voyage en bus de 500m pour aller voir un autre affleurement.
Il y avait là du schiste.
La chaleur du pluton granitique a fait apparaître des points noirs. Au contact du pluton les roches métamorphiques sont nommées cornéennes.
Ce schiste s'est formé en même temps que le massif armoricain. Il date de l'ère primaire, plus précisément du cambrien inférieur.

Plage de la Sciotat : roches glissantes couvertes d'algues, et pattes mouillées mais les cornéennes valaient le déplacement.

Y a que Mathilde qui n'a pas apprécié, avec sa cheville fragile...

Troisième jour à Villers-sur-mer

Pour terminer le voyage, nous sommes allés aux Vaches Noires. Il y avait des strates sédimentaires.
En bas de la falaise, on pouvait remarquer la présence de coulées de boue. C'est de l'argile.
En haut, formant des rebords plus résistant à l'érosion, c'est du calcaire.

Nous n'avions pas le droit d'approcher l'affleurement, mais sur la plage, nous avons trouvé des échantillons de toutes le strates et surtout beaucoup de fossiles !

<= Les vaches noires