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Observation :
Des chercheurs ont modifié les gènes chez certaines espèces comme les Drosophiles ou les Triboliums castaneum. Ces modifications ont eu pour conséquences des mutations physiques. Photo d’une Drosophile normale et d’une Drosophile mutée où nous voyons des pattes à la place des antennes. |
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Pour identifier les différents effets que peuvent
avoir ces gènes sur un organisme, nous avons choisi de faire des expériences
sur des insectes de laboratoire tel que le Tribolium.
Le Tribolium castaneum est un insecte coléoptère de
la famille des ténébrionidés apparenté au ver de
farine, mais beaucoup plus petit (2mm environ).
Qu’est ce que les chercheurs ont voulu mettre en évidence en faisant
ces transplantations génétiques ?
Hypothèse : La transformation d’un gène homéotique modifie l’existence de gènes contrôlant un éventail d’autres gènes dans un domaine donné.
![]() Sauvage |
Mutant antennapedia :Les antennes sont remplacées par des pattes |
A partir
de deux œufs de Triboluims normaux nous allons effectuer nos expériences.
Nous avons fait subir une mutation homéotique à l’un des deux
œufs de Tribolium. Cette mutation consiste à induire les cellules
différenciées d’une région du corps de l’embryon dans une
autre région comme si elles y étaient localisées. Ce changement
perturbe le plan d’organisation de l’embryon, tout en modifiant l’identité
du segment receveur des nouveaux caractères.
Lorsque les deux Triboliums (normale et muté) ont atteint leur
taille adulte, nous faisons une série de tests pour vérifier s’il
n’y a pas d’autres changements majeurs (par exemple des modifications physiologiques)
dans l’organisme de l’animale muté.
Matériel : Nous aurons besoin d’une boîte qui a le fond quadrillé et deux couloirs côte à côte ; d’un chronomètre ; et de petits cubes qui serviront d’obstacles ;une bouteille d’encre et une coupelle.
1.Test
de déplacement : Nous
trempons les pattes de deux insectes dans de l’encre.
Les deux Triboliums sont placés chacun dans un couloir de la boîte,
sur leur ligne de départ. On les laisse partir tous les deux en même
temps (Temps 0) pendant un temps donné. Ensuite nous étudions
la trajectoire laissée par les pattes.
2.Test de vitesse : Nous faisons le même test que pour le déplacement sauf que nous déterminons un point d’arriver. Au temps 0, nous les laissons partir et nous déclenchons un chronomètre pour chaque insecte. Lorsque les deus animaux sont arriver au point d’arriver, nous arrêtons les chronomètres et nous confrontons les deux temps enregistrés.
3.Test de visibilité : Nous plaçons les deux Triboliums comme précédemment mais nous rajoutons des petits cubes pour leur faire faire un slalom. Lorsqu’ils seront arrivés au point voulu, nous analyserons les traces de déplacement laissées par les pattes préalablement trempées dans de l’encre.
Résultats : modélisations 3D avec Flash : expérience 1, expérience 2
Interprétation des résultats expérimentaux : Lors du test de déplacement, nous avons remarqué que le Tribolium muté avançait avec plus de difficultés que le Tribolium normal. Effectivement, les empreintes laissées par l’insecte muté sur la feuille ne sont pas aussi régulières que celles laissées par le non muté. Nous pouvons donc dire que la mutation du gène homéotique a engendré un problème de coordination des pattes. Ce problème peut être dû à une maladie dont le facteur déclencheur serait la mutation. Ou alors, c’est la modification génétique elle-même qui a provoqué cette défaillance au niveau de la coordination et, à ce moment là, tous les Triboliums mutés auraient ce disfonctionnement. Alors que si c’est une maladie, il y a de fortes chances qu’une seule partie des individus transformés génétiquement soit touchés par cette maladie.Lors du test de visibilité, nous avons remarqué que le Tribolium muté arrivait bien à contourner les obstacles que nous lui avions placés sur son chemin. Ce qui nous permet de dire que malgré ses problèmes aux pattes, ses capacités à déceler les obstacles restent inchangés. Donc la vision n’a pas été touchée par cette mutation, et nous pouvons penser que nous aurions eu les mêmes résultats si nous avions fait un test touchant une partie de son corps autre que les pattes.
Conclusion :
Les chercheurs ont
voulu mettre en évidence que la modification d’un gène homéotique
pouvait avoir des répercutions morphologiques et psychologiques sur l’insecte
muté (Tribolium castaneum ou Drosophile).
Or grâce aux
petits tests que nous venons de réaliser, nous pouvons dire que la mutation
d’un gène homéotique ne touche qu’un seul domaine (ici, le domaine
des pattes). En effet, le test de visibilité nous informe que la mutation
n’a pas de répercutions sur ce domaine.
- Sur le
site du SNOF, les
gènes homéotiques déterminent la synthèse de protéines
régulatrices qui activent ou bloquent l'activité d'autres gènes
cibles en se fixant directement sur l'ADN.
- Sur le site de
l'INRP,
Définitions de nombreux termes scientifiques touchant au domaine des
gènes homéotiques.
- Site très important pour notre TPE, du fait que c’est grâce à
lui que nous avons trouvé la spécialisation de notre sujet sur
les gènes homéotiques et le type d’expérience à
faire sur les Tribolium castaneum : http://www.snv.jussieu.fr