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Grippe aviaire |
| - Les grandes pandémies grippales du XX° siècle. - Les virus de la grippe =>Y a-t-il un risque de pandémie? Avec quelles conséquences sur la population humaine? |
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| 1) La transmission du virus chez les animaux. 2) La transmission de l'animal à l'homme. 3) La transmission d'homme à homme, probabilité d'une pandémie |
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| 1) Le modèle mathématique de REED et FROST. 2) Le modèle mécanique de REED et FROST. |
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| - Petit lexique (les * renvoient à ce lexique) - Tableau des phases pandémiques de l'OMS - photos de la construction de notre maquette |
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DEFINITIONS UTILES : GRIPPE: La grippe est une variété d'infection virale contagieuse qui se manifeste surtout au niveau du système respiratoire et qui présente des symptômes tels que la gorge douloureuse et une fatigue générale. VIRUS: Particule microscopique infectieuse possédant un seul type d'acide nucléique * (ADN ou ARN) qui ne peut se multiplier qu'en pénétrant dans une cellule et en utilisant sa " machinerie cellulaire ". Les virus sont en général des germes pathogènes *, vaste famille de micro-organismes responsables d'infection. Une des caractéristiques des virus est qu'ils ne peuvent se multiplier qu'à l'extérieur des cellules… EPIDEMIE ou PANDEMIE: Une épidémie est l'apparition simultanée de plusieurs cas d'une maladie transmissible dans une zone géographique donnée. Lorsqu'une épidémie est grave et s'étend rapidement au monde entier, elle prend le nom de pandémie. |
Au cours du XX° siècle, nous avons relevé trois grandes pandémies grippales.
La plus tristement célèbre est la " grippe espagnole " de 1918 à 1919; elle
infecta 50% de la population mondiale et tua entre 40 et 50 millions de personnes
selon les estimations de l'époque.
La pandémie de 1957, la "grippe asiatique", et celle de 1968 à 1969, la "grippe
de Hong Kong", entraînèrent une mortalité importante dans le monde d'environ
6 millions personnes.
(Voir en annexe le tableau des phases pandémiques de l'organisation mondiale
de la santé)
| => Les glissements antigéniques* : les modifications du virus sont
mineures, les gènes des protéines de surface vont subir des mutations. L'immunité
acquise par une grippe contractée précédemment protégera contre le nouveau
variant qui sera suffisament similaire. Mais l'accumulation de ces modifications
entraîne une différence antigénique qui aboutit à une moindre reconnaissance
du nouveau virus par les systèmes immunitaires qui ont rencontré le virus
précédent dans le passé. => Les cassures ou sauts antigéniques : ce deuxième phénomène peut être à l'origine de pandémies. Il va en effet donner naissance à un nouveau virus très différent de celui qui existait déjà, par changements radicaux de la structure d'un ou deux antigènes de surface (hémagglutinine et/ou neuraminidase). Ce virus hybride*, appelé "réassortant", va se répendre rapidement car l'immunité préexistante et le vaccin préparé avec les souches précédentes n'en protègent pas. C'est la pandémie. |
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| c) Virus de la grippe aviaire: La grippe aviaire ou grippe du poulet, est une infection provoquée par des virus grippaux de type A, en particulier les sous-type H5, H7. Il s'agit d'une maladie animale qui touche principalement les oiseaux, en liberté ou en élevage. En général, très peu meurent de cette infection connue depuis plus d'un siècle. Sauf que le virus responsable évolue constamment et que le petit dernier, un mutant appelé H5N1, s'avère particulièrement agressif: quasiment tous les poulets et les dindes infectés y laissent leurs plumes!!! Pour l'instant, cette épidémie animale (on parle d'épizootie) touche principalement l'Asie, surtout la Thaïlande, l'Indonésie, la Chine et le Vietnam. Le virus influenza aviaire peut éventuellement infecter d'autres espèces animales comme le porc ou d'autres mammifère. |
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Alors, y a-t-il un risque de pandémie de la grippe
aviaire?
Et avec quelles conséquences sur la population humaine ?
LES MODES DE TRANSMISSION DU VIRUS.
1) La transmission du virus chez les animaux.
Le virus se transmet essentiellement par contamination aérienne (secrétions
respiratoires) soit par contact direct, notamment avec les sécrétions respiratoires
et les matières fécales des animaux malades, soit de façon indirecte par l'exposition
à des matières contaminées (par l'intermédiaire de la nourriture, de l'eau,
du matériel et de vêtements contaminés). Les espaces confinés favorisent la
transmission du virus. Comment reconnaître la maladie dans un élevage de volailles
? Après une période d'incubation * de 3 à 5 jours, les signes suivants peuvent
apparaître : diminution de l'appétit, réduction considérable de la production
d'œufs et parfois leur tête gonfle (la mortalité peut atteindre de 90 à 100
%). Des tests à visée diagnostique existent ; ils permettent d'identifier le
virus grippal sans pouvoir en préciser le type.
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| 2) La transmission de l'animal à l'homme. Ce virus est peu dangereux pour l'homme. Depuis son apparition en 1997, des millions de personnes en Asie ont été en contact avec des volailles infectées, mais seulement 130 sont tombés malades. Elles vivaient en contact étroit avec des volailles, par exemple des éleveurs ou des amateurs de combats de coqs. On pense aujourd'hui qu'elles ont contracté la maladie en respirant de minuscules gouttes expirées par l'animal malade en suspension dans l'air ou en respirant de la poussière de fientes que l'on trouve sur le corps, les plumes, le sol. Mais même dans ce cas, la transmission de la maladie par un oiseau reste exceptionnelle car si le virus H5N1 pénètre facilement dans les cellules d'oiseaux qui possèdent à leur surface beaucoup de récepteurs sur lesquels les hémagglutinines peuvent se fixer, en revanche les cellules humaines ont très peu de récepteur de ce type.. |
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| c) Les cas possibles contamination : Actuellement, le virus de la grippe aviaire peut contaminer l'homme en passant du poulet à l'homme (flèches bleues) comme cela s'est produit aux Pays-Bas et cet hiver dans une dizaine de pays asiatiques. Mais il peut aussi être transmis en transitant par le porc. Les responsables de la santé craignent alors que ce virus n'y rencontre celui de la grippe humaine (flèche rouge) dans un porc qui servirait d'hôte intermédiaire. |
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Les deux virus pourraient s'y recombiner et donner naissance
à un redoutable virus humanisé (flèches violettes) qui se propagerait
rapidement d'homme à homme et pour lequel il n'existerait pas de vaccin.
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| En 1928, Wade Hampton FROST, professeur d'épidémiologie à l'université JOHNS HOPKINS, crée pour son enseignement un modèle de transmission des maladies infectieuses, en collaboration avec Lowell REED, professeur de bio statistique de la même université. Ce modèle a été enseigné pendant de longues années, sans publication, car Frost pensait qu'il s'agissait d'une contribution trop modeste pour le mériter. Ce n'est que récemment qu'une partie d'une conférence faite à Harvard le 2 Février 1928 a été retrouvée et diffusée. | ![]() |
| Ce modèle est basé sur le Théorème du Seuil : => Les malades contagieux C sont des personnes qui hébergent le germe de la maladie, qui en souffrent, c'est à dire aptes à transmettre cette maladie aux sujets réceptifs ce qui forme les nouveaux cas NC. => Les réceptifs R sont des personnes aptes à contracter la maladie. Si vous n'avez jamais eu la variole, vous êtes apte à la contracter. Si vous l'avez déjà eue, vous ne l'êtes pas. Si vous avez été vacciné, vous n'êtes pas réceptif non plus. => Les sortis S sont morts ou guéris, pour un épidémiologiste c'est la même chose, ils ne sont plus en état de contaminer les autres ! Chaque semaine, il y aura des nouveaux sortis NS (nous allons supposer gentiment que ceux-ci sont des malades guéris). => Un facteur de contagiosité ß évalue la probabilité d'apparition de NC en fonction de R et C: NC=ßRC => Le taux de guérison g évalue la probabilité d'apparition de NS en fonction de C : NS=gC => Une épidémie se produit quand le nombre total de NC augmente de jour en jour en restant supérieur au nombre de S, soit NC>NS . Ceci équivaut à ßRC>gC que l'on peut simplifier en ßR>g : il est surprenant de constater que le développement de l'épidémie ne dépend pas du nombre des Contagieux ! => Le seuil est atteint quand R>g/ß. Ce seuil est souvent improprement appelé le "taux de retrait relatif" ce qui non seulement ne veut pas dire grand chose, mais, par dessus le marché, est inexact car g est un taux, ß aussi, et un taux divisé par un taux est un nombre! Ce seuil est à pondérer en fonction de la nature de la maladie, de la population, de l'habitat, de l'environnement... |
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Réceptifs R |
ß
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Contagieux C |
g
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Sortis S |
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Calculons NC=1-(1-ß)CR pour une
probabilité de contact de 0,02 :
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génération
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0
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1
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2
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3
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4
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5
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6
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7
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8
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9
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10
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11
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12
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13
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réceptifs
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100
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99
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97
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93
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86
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75
|
60
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44
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32
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25
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22
|
20
|
20
|
20
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nouveaux cas
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1
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2
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4
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7
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11
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15
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16
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12
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7
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3
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1
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1
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0
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0
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| Nous observons que quand la probabilité de contact est faible (2%), le nombre de nouveaux cas maximum est de 16 à la sixième génération. Nous constatons aussi qu'à partir de la douzième génération, le nombre de 20 réceptifs reste stable. | ![]() |
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Calculons NC=1-(1-ß)CR pour une
probabilité de contact de 0,04:
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génération
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0
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1
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2
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3
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4
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5
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6
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7
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8
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9
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10
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11
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12
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13
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réceptifs
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100
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99
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95
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81
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45
|
11
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3
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2
|
2
|
2
|
2
|
2
|
2
|
2
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nouveaux cas
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1
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4
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14
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36
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35
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8
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1
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0
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0
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0
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0
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0
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0
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0
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| Quand la probabilité de contact est moyenne (4%), le nombre de nouveaux cas maximum est de 36 à la troisième génération et à partir de la septième génération le nombre de 2 réceptifs reste stable. | ![]() |
| Lorsque la probabilité de contact est élevée (10%), le nombre de nouveaux cas maximum est de 58 à la deuxième génération et c'est à partir de la quatrième génération qu'il n'y a plus de réceptif ni de contagieux donc il ne reste que des sortis... | ![]() |
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Nous avons fait l'expérience mais en diminuant le nombre
de billes pour que cela soit plus rapide.
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Voici nos résultats :
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Suite à nos recherches nous pouvons donner une réponse à notre problématique
de départ, à savoir, s'il existe un risque de pandémie et dans quelles situations.
Notre démonstration a montré que, si une cassure antigénique apparaît au niveau
du virus, cela provoque une pandémie.
Ensuite, on s'est interrogé sur les conséquences de cette pandémie sur la population.
On a ainsi démontré, dans notre dernière partie à l'aide d'un modèle mathématique,
qu'une population entière ne sera jamais détruite car il existe un seuil d'épidémie.
De plus le nombre de malades (nouveaux cas) dépend de la probabilité de contagion
ß et du taux de guérison g.
Pour éviter que R>g/ß, donc pour
éviter de franchir le seuil de déclenchement d'une épidémie, il
y a la vaccination. Peu importe que le vaccin ne soit pas actif à 100%, peu
importe qu'on ne puisse (on n'y arrive jamais) vacciner toute la population.
Si on réussit à ramener le nombre de réceptifs en dessous du seuil, il n'y aura
pas d'épidémie. "Contre une maladie contagieuse, le vaccin ne sert pas à protéger
des individus mais à protéger une population". L'immunité collective ou de immunité
de groupe est atteinte si l'on peut ramener le nombre de réceptifs au dessous
du seuil, il n'y aura pas d'épidémie et même les personnes qui n'ont pas été
vaccinées seront protégées. La vaccination présente, bien sûr, un intérêt individuel
évident, mais, en plus, en matière de Santé Publique, la vaccination des uns
protège tous les autres.
Suite à l'étude de la progression du virus en Turquie, les chercheurs
ont maintenant la certitude que le virus H5N1 a muté. L'analyse du H5N1 retrouvé
sur un des quatre enfants décédés dans la région de Van le prouve.
Selon le directeur du conseil de la recherche médicale britannique Colin Blake
More, "cette mutation devrait faciliter la transmission du virus des oiseaux
à l'homme". Si cette mutation rend le virus plus facile à attraper par l'homme,
cela ne signifie pas qu'il puisse ensuite se propager d'homme à homme.
De ce point de vue, précise Maria Cheng, de l'Organisation mondiale de la santé,
"nous n'avons aucune information suggérant que ce virus est devenu plus dangereux".
(article Le Parisien)
Au fil du TPE, nous avons assisté à une progression du virus vers l'Europe provoquant
de nombreux morts. Le jeudi 20 octobre 2005 il y avait, en Thaïlande 17 malades
et 12 décès, au Cambodge 4 malades et 4 décès, en Indonésie 5 malades et 5 décès,
au Viêt-nam 91 malades et 43 décès et à Hongkong 2 malades et 1 décès.
A l'heure actuelle, la grippe aviaire s'est arrêtée aux portes de l'Ouest de
la Turquie.
Arrivera-t-elle un jour en France ? Comment va-t-on lutter contre ce danger
imminent si la vaccination se révèle impossible ?
Mini-lexique :
Acide nucléique : c'est un constituant fondamental de la cellule
vivante puisque c'est l'élément de base de construction de l'ADN,
porteur des informations génétiques, et son messager l'ARN. L'ADN
se trouve dans le noyau de la cellule, l'ARN porte ses modèles de construction
des protéines dans le cytoplasme de cette cellule.
Antigène : c'est une protéine reconnue par nos globules blancs
comme étrangère (protéines affichées sur l'extérieur de
virus, bactérie ou cellule d'organe greffé !), pouvant déclencher
la formation d'anticorps spécifiques.
Hybride : composé de deux ou plusieurs éléments de nature différentes.
Pathogène : qui cause une maladie.
Période d'incubation : c'est le temps qui s'écoule entre l'instant de
la contagion et l'apparition des premiers symptômes d'une maladie.
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Phases pandémiques de l'OMS, description abrégée
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Description
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| Phase 0, Niveau 0 de l'OMS Interpandémique |
Aucune indication d'un nouveau sous-type de virus n'a été signalée. |
| Phase 0, Niveau 1 de l'OMS Identification d'un nouveau virus chez un humain |
Détection d'un nouveau virus chez une personne. Peu ou pas d'immunité dans la population générale. Précurseur potentiel, mais pas inévitable, d'une pandémie |
| Phase 0, Niveau 2 de l'OMS Infection humaine confirmée |
Confirmation que le nouveau virus a infecté deux personnes ou plus, indiquant que le virus est infectieux chez l'homme |
| Phase 0, Niveau 3 de l'OMS Transmission inter humaine confirmée |
Le nouveau virus présente une transmission soutenue de personne à personne avec au moins une éclosion au cours d'au moins une période de deux semaines dans un pays ou l'identification du nouveau virus dans plusieurs pays. |
| Phase 1 de l'OMS Pandémie confirmée |
Déclaration par l'OMS qu'une pandémie se produit lorsque le nouveau virus cause des taux exceptionnellement élevés de morbidité ou de mortalité dans de multiples régions géographiques étendues. |
| Phase 2 de l'OMS Éclosions dans de multiples régions géographiques |
Propagation accrue du virus avec la déclaration d'éclosions dans de multiples régions géographiques, entraînant le premier pic de morbidité et de mortalité. |
| Phase 3 de l'OMS Fin de la première vague |
Fin de la première vague à l'arrêt de l'activité grippale ou à sa réversion dans les régions initialement affectées. |
| Phase 4 de l'OMS Deuxième vague ou vagues ultérieures |
Recrudescence des éclosions causée par le virus pandémique (dans les trois à neuf mois selon les pandémies précédentes) suivant la vague d'infection initiale ; peut affecter différents segments de la population. |
| Phase 5 de l'OMS Post pandémie/Rétablissement |
Retour au cycle saisonnier "épidémique" avec un impact majeur de la maladie chez les personnes âgées et les enfants en bas âge. |
![]() Peinture de l'extérieur du ... virus. |
![]() Élaboration des Neuraminidase, Hémagglutinines et les ions Chanels. |
![]() Peinture de l'intérieur. |
![]() Maquette terminée. |