TPE :
Effet de serre


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TPE : Les conséquences climatiques
de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère

par Costa Jérôme, Girod Eric, Pochot Lancelot,
élèves de Première S en 2003/2004

Problématique

I : Vérification expérimentale :
1. Protocole
2. Résultats
3. Interprétation de ces résultats

II : Le cycle du carbone n'est plus en équilibre :
1. Les puits de carbone
2. Le poids de la déforestation sur l’augmentation du CO2
atmosphérique

III : Conséquences climatiques de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère
1. Des augmentations inégalement réparties
2. Le cycle de l’eau modifié

3. L’augmentation du niveau des océans

4. La couche d’ozone protectrice en danger

5. L’impact sur les écosystèmes

Conclusion

Problématique :

L'effet de serre est un phénomène qui existe depuis que la Terre existe. Il est créé à 55% par la vapeur d'eau atmosphérique, il maintient la planète à 15°C en moyenne au lieu de -18°C. Sans lui il n'y aurait pas de vie sur Terre.

Ce qui est anormal est l'ensemble des modificalions actuelles. Le siècle dernier, la température a augmenté de 0,8 °C, alors qu'elle n'avait évoluée que de 3°C en 20000ans. Pourquoi cette soudaine montée de la température ?

Nous présenterons dans une première partie les expériences que nous avons menées pour étudier les relations d'une plante vis à vis du CO2 du milieu de culture puis nous enchaînerons sur les liens entre les forêts et la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Nous vous présenterons ensuite les conséquences de cette augmentation de CO2.

 

I: Vérification expérimentale :

1) Comment obtenir du CO2 pour l’étudier ?

Matériel :
- Craie calcaire : carbonate de calcium CaCO3.
- Acide chlorhydrique
- Un tube à essai muni d’un bouchon relié à un tuyau.
- Un tube à essai.
- De l’eau de chaux
Protocole :
On verse de
400 mL d’une solution d’acide chlorhydrique à 0,5 mol.L-1 dans un erlenmeyer qui contient 10 g de craie en poudre. La réaction produit un gaz dont on veut connaître la nature. Pour ce, on a préalablement relié l'erlenmeyer à un tube coudé qui conduit le gaz issu de la réaction dans un tube à essai contenant de l’eau de chaux.

Résultat :
L’eau de chaux se trouble, ce qui prouve que le gaz issu de la réaction entre la craie et l’acide est de CO2.
Une deuxième expérience identique est répétée, on récupère
0,1 mol de CO2

Le CO2 est un gaz incolore, inerte et non toxiqueproduit quand du carbone ou des composés carbonés sont brûlés dans un excès d'oxygène, ou comme dans le cas présent produit quandle stockage sous forme de roche carbonaté est annulé par réaction chimique.

2) Quelles conséquences engendrent la présence de CO2 dans le milieu de vie d'une plante ?

Matériel :
-2 plantules de chlorophytum de même taille
-erlenmeyer contenant 10cl d'eau et de l'air enrichi en CO2, muni d'un bouchon.
-erlenmeyer contenant 10 cl d'eau et de l'air pauvre en CO2, muni d'un bouchon.
Protocole :
On place chaque plantule dans un erlenmeyer. Ces 2 récipients sont placé à la lumière mais pas en plein soleil.
On mesure régulièrement la taille de ces plantules.

Résultat :
La plantule dans le milieu enrichi en CO2 pousse plus vite, les feuilles comme les racines.
L'air contenu dans l'erlenmeyer est testé par ExAO : la concentration en
CO2 a baissé.

Interprétation : le CO2 favorise la croissance des végétaux chlorophylliens car le CO2 est matière première de la photosynthèse :
bilan global de photosynthèse :
6CO2 + 6H2O + énergie lumineuse --> C6H12O6 + 6O2 3) Dans quelle mesure le CO2 est-il un gaz à effet de serre ?
Matériel :
- 1
cristallisoir rempli d'air fermé hermétiquement
-
1 cristallisoir rempli d'air enrichi en CO2 fermé hermétiquement
-
2 lampes
- 2 thermomètres
Protocole :
Le cristallisoir 1 sert de témoin, il ne contient pas de CO2. Le cristallisoir 1 est fermé hermétiquement.
Le cristallisoir 2 contient la craie qui réagit avec l’acide chlorhydrique, et donc il y a un dégagement de CO2 dans ce cristallisoir.
On laisse la craie et l’acide réagir pendant deux heures, pour que le CO2 se dégage bien. Au bout de ces deux heures, on allume les lampes ( qui modélisent le soleil), on éclaire les cristallisoirs pendant 15 minutes et on fait un relevé de la température dans chaque cristallisoir.

Résultat :
La température dans le cristallisoir 1 est moins élevée que dans le cristallisoir 2. Le CO2 est donc responsable de cette température, donc le CO2 est un gaz à effet de serre.

 

II : Le cycle du carbone n'est plus en équilibre :
1. Puits de carbone :
Les végétaux chlorophylliens emmagasinent de grandes quantités de carbone par photosynthèse. En effet, ces plantes vertes fabriquent leur matière organique en pompant le CO2 atmosphérique qu'elles transforment en matière organique végétale. Plus il y a de végétaux actifs, plus le taux de CO2 atmosphérique décroît.
Les forêts captent directement le CO2 atmosphérique. Le volume d'arbres est tel que les forêt peuvent contribuer au changement du climat mondial en influençant le cycle du carbone.
Le phytoplancton marin utilise les ions bicarbonates CO3²- ou hydrogénocarbonates HCO3-créés par la dissolution du CO2 atmosphérique. Plus il pompe dions pour réaliser sa photosynthèse, plus le CO2 atmosphérique a la possibilité de se dissoudre. Le volume du plancton est encore supérieur à celui des forêts mais il est actuellement diminué par les marées noires et autres pollutions.
Les masses végétales enfouies à l'abri de la décomposition se transforment en hydrocarbures ou roches carbonées.

Le CO2 atmosphérique dissout sous forme d'ions dans les mers va peu à peu précipiter chimiquement pour former les roches calcaires = carbonatées ou biochimiquement pour former les coquilles ou tests d'êtres vivants.

Pour en savoir plus, voici une enquête sur l'évolution de la forêt amazonienne
2. Sources de carbone :
Les scientifiques ont d'abord pensé que l'augmentation actuelle de CO2 atmosphérique était dû à une recrudescence des phénomènes naturels : éruptions volcaniques, respiration des plantes, des animaux et des hommes, décomposition de la matière organique morte de plantes et d'animaux…

Sous l'action de l'homme, le taux de CO2 dans l'atmosphère augmente régulièrement : 30 % au cours des deux derniers siècles. En France, au cours des 20 dernières années, 70 % à 90 % des émissions de dioxyde de carbone proviendraient de la combustion des carburants d'origine fossile. L'agriculture et la sylviculture contribueraient pour 12% des émissions de dioxyde de carbone. (Source Citepa 2000)


Durée de séjour de ces gaz dans l'atmosphère :
Dioxyde de carbonique : 100 ans
Méthane : 12 ans
Protoxyde d'azote : 120 ans

3. Le poids de la déforestation sur l'augmentation du CO2 atmosphérique :
Les gaz rejetés par la nature avant l'arrivée de l'homme étaient absorbés par la photosynthèse des plantes et la dissolution chimique dans les océans. Aujourd'hui les forêts continentales et les océans n'arrivent plus à consommer tout le CO2 que nous émettons, nous les hommes.
La superficie des forêts tropicales diminue année après année à cause de la déforestation par combustion. Les arbres sont constitués de carbone, donc lors de la combustion, du CO2 est dégagé. De plus ces arbres disparus ne réalisent plus la photosynthèse, donc ne recyclent plus le CO2 atmosphérique en matière organique.
Toutefois, cette situation pourrait évoluer à mesure que les forêts tempérées et boréales atteignent leur maturité et que s’amenuise leur rôle dans le stockage du carbone, sachant que les forêts les plus actives en photosynthèse sont les forêts constituées de jeunes arbres en pleine croissance.

III : Conséquences climatiques de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère :
1. Le rôle des modèles :
Comme la situation climatique à venir ne peut être construite que par projections imaginaires à partir des données présentes, les scientifiques construisent des modèles climatiques, projections informatisées construites à partir des données actuelles.
Un modèle climatique n’est rien d’autre qu’un logiciel très complexe, dont le but est de reproduire aussi fidèlement que possible le comportement du climat terrestre en intégrant tous les facteurs identifiés pouvant intervenir. Il existe une quinzaine de modèle sur lesquels travaillent 2000 scientifiques  physiciens, chimistes, biologistes, géologues, océanographes, aérologues, glaciologues, énergéticiens, démographes… En effet, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte pour que le modèle soit le plus juste possible.

2. interprétation des modèles :
Un point essentiel est que tous les modèles construits aboutissent à des conclusion de même nature : l’homme modifie le climat dans le sens d’un réchauffement global de la planète, avec une influence de plus en plus forte si les émissions de CO2 continuent comme maintenant.
La température moyenne de la planète augmente. La fourchette des évaluations va de 1,5°C à 6°C à l’horizon d’un siècle.
Les échanges d’eau entre la surface et l’atmosphère vont augmenter. Cela peut s’expliquer assez simplement : une température chaude crée plus de vapeur d’eau, donc l’évaporation augmentera. Comme la vapeur d’eau ne s’accummule pas dans l’atmosphère, tout ce qui monte doit redescendre, et donc une évaporation accrue engendra globalement plus de précipitation (à l'inverse, quand le climat est plus froid, il fait beaucoup plus sec). Cela signifiera qu’il va pleuvoir plus souvent, ou bien plus fort (avec une augmentation du risque d’inondation dans ce dernier cas).

Enfin, il y aura un réchauffement plus prononcé la nuit, l'hiver, aux pôles par opposition aux moyennes latitudes. L’effet de serre découle du rayonnement terrestre qui ne disparaît pas la nuit ou l’hiver. Cet effet est donc proportionnellement plus important quand il n’y a pas de soleil : en effet, en l’absence de notre astre le jour, l’effet direct du chauffage solaire n’existe plus (ou est bas en hiver) pendant que l’effet indirect de chauffage du sol provenant de l’effet de serre décroît moins vite. Donc l’effet relatif de son augmentation (de l’effet de serre) est plus sensible quand il n’y a pas de soleil (en hiver et la nuit).
Un autre processus va dans le même sens : quand il n’y a pas de soleil, l’air est plus froid, donc plus sec, et l’effet de serre dû a la vapeur d’eau est plus faible. Donc l’effet de serre additionnel dû à l’augmentation de CO2 dans l’air (qui est réparti de manière homogène et indépendant de la température) est proportionnellement plus élevé là où la température est basse. Cela explique une partie de l’augmentation de température plus marquée près des pôles.

Sur les continents, ce phénomène sera plus sensible car l’inertie thermique des grandes masses d’eau est très supérieure à celle du sol : un facteur 1,5 étant parfaitement possible entre l’augmentation globale et celle au-dessus des continents de l’hémisphère nord. Par exemple, pour 3°C d’augmentation de la température moyenne, qui est la prévision pour 2100, nous pourrions avoir près de 5°C d’augmentation moyenne au-dessus des continents.

IV Conclusion :

L'effet de serre est normal, créé à 55% par la vapeur d'eau atmosphérique, il maintient la planète à 15°C en moyenne au lieu de -18°C. Sans lui il n'y aurait pas de vie sur Terre.

Par contre l'ensemble des modificalions actuelles est anormal. Ces modifications se produisent à l'échelle des temps humaine donc trop rapide pour que le globe puisse réagir, ses mécanismes géologiques étant efficaces à l'échelle des temps géologiques.
Donc l’intensification des phénomènes de combustion d'énergie fossile, accentué par la déforestation va engendrer une augmentation accrue de la quantité de CO2 dans l’atmosphère. Cette augmentation entraînera un effet de serre de plus en plus important.

Les impacts sur les plantes ont déjà été observées parmi lesquelles :
- l'augmentation de la croissance de certains végétaux
- la précocité de la floraison ou de germination (avec ses conséquences agricoles)
- l'extension géographique de pathogènes et ravageurs des cultures.

Le bouleversement des équilibres climatiques a déjà commencé :
- augmentation de la température globale de la Terre (2 à 4°C prévu pour la fin du siècle)
- une modification des régimes pluviométriques qui de viennent plus contrastés d'où les vents violents, tempêtes ou cyclones de plus en plus fréquents (d'ici la fin di siècle, la répartition saisonnière des pluies devrait être modifiée en France métropolitaine, accroissant les sécheresses estivales sur la moitié sud du pays).
- augmentation du niveau des mers dû à la dilatation thermique de l'eau et à la fonte des pôles : cette
année la banquise a perd 37 000 km² de glace et 75 % du glacier du Kilimandjaro a fondu ! (pour en savoir plus : voir cours de Terminale S)

Enfin, voici le résumé d'un article du journal Le Monde :
Tous les engagements en matière de réduction des émissions des gaz à effets de serre n'ont pas été respectés par les pays signataires. Les américains, plus grands pollueurs, sont les seuls n'ayant pas pris de résolution contre les gaz à effet de serre. G.W.Bush à refusé de signer les accords de Kyoto, visant la réduction de 5% des émissions de gaz à effet de serre. "Je n'accepte pas un traité qui est néfaste à la bonne santé économique de l'Amérique" à déclaré le président des États-Unis. Ce raisonnement n'est pas celui qui permettra de sauver la planète. Lorsque les américains sont interrogés, ils sont également contre car ils ne voient pas l'intérêt des énergies renouvelables, et un agriculteur vante même les mérites de son tracteur consommant 200 litres de diesel/heure !