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ROTH Olivier SOGUET Céline SAVARY Matthieu De BAZILLAC Mirabelle en Ts, 2003/2004 |
ou comment la chute d’une météorite pourrait-elle modifier la vie sur Terre ?
I / Etude
préliminaire
A. Les différents termes
B. Nature et origines
C. Dynamiques
II / Comment les météorites
pourraient-elles avoir un effet positif sur la biosphère ?
A. La théorie de " panspermie "
B. Problèmes et évolutions
de cette théorie
III / Comment
les météorites pourraient-elles avoir un effet négatif
sur la biosphère ?
A. Extinction massive et traces
météoritiques
B. Des catastrophes en chaîne
Annexes : Lexique, Bibliographie
Les scientifiques estiment que toutes les trente secondes, une
météorite de 1 millimètre de diamètre tombe sur
Terre. Une météorite de 1 mètre de diamètre frappe
la Terre environ une fois par an. De plus grosses, dont le diamètre est
supérieur à 100 mètres, tombent sur Terre tout les 1000
ans environ, et des météorites de 10 kilomètres de diamètre
ou plus, tout les 100 millions d’années.
Ces corps
célestes intéressent particulièrement le grand public,
notamment au sujet de la disparition des dinosaures, qui est souvent associée
aux météorites. Nous pouvons nous demander ce qui motive cette
théorie, et à partir de là, réfléchir à
l’impact sur la vie de la chute d’une météorite sur notre planète.
Comment la chute d’une météorite pourrait-elle
modifier la vie sur Terre ?
Nous distinguerons deux parties pour notre travail : les conséquences positives, et les conséquences négatives sur notre biosphère, c’est-à-dire sur la vie sur Terre, de la chute d’une météorite. Mais tout d’abord, une étude préliminaire s’impose, pour mieux cerner l’objet de notre étude, et nous faire une idée claire sur la nature et les dynamiques des météorites. Il faut ajouter que tous les détails de la partie I ne seront pas utilisés dans les parties II et III, car nous nous pencherons alors sur les météorites du point de vue de leurs rapports à la biosphère.
Note sur le diaporama : Le diaporama PowerPoint sera utilisé lors de la présentation orale. Il servira de support à nos explications, en reprenant les éléments les plus importants développés dans ce dossier. Il ne vise pas à reprendre tout en détail, mais constitue un support visuel que nous avons jugé utile d’intégrer à notre TPE. Au cas où vous rencontreriez des problèmes de lecture, notamment pour la vidéo, elle est visionnable directement dans le dossier TPE – Météorites et Biosphère, puis dans le dossier Images et vidéo, sur le CD joint à ce dossier.
I / Etude préliminaire
- Météroide :
objet dont le diamètre est inférieur à 1mètre. Il
circule à plus de 85 kilomètres d’altitude. (voir schéma
ci-contre) - Bolide : météoride
qui parvient au voisinage de la Terre sans être désintégré.
- Etoile filante : météoride
dont le passage dans l’atmosphère terrestre se signale uniquement par
un trait de lumière. Elle atteint rarement le sol et est très
fréquente.
| Observons tout d’abord le schéma de la différenciation (ci-contre). Le planétoïde est différencié, ou non, avant d’être brisé en plusieurs fragments par des chocs avec d’autres corps célestes. Nous trouvons donc sur Terre des fragments provenant de la croûte, du manteau ou du noyau d’un planétoïde différencié. Ce sont des météorites différenciées. | ![]() |

Un météoride pénètre
dans l’atmosphère terrestre à une vitesse qui oscille entre 12
et 72 kilomètres/seconde. Il s’agit d’une vitesse supérieure à
cinq fois la vitesse du son, capable de conduire l’objet jusqu’aux couches les
plus basses de l’atmosphère. Il ne reste de la traversée de l’atmosphère,
pour la plupart des météorites, que des petits corps ou une lumière
éphémère. C’est au cours de sa traversée de l’atmosphère
que la météorite subit des frottements qui vont modifier son aspect
(plus la masse de la météorite est grande plus ils sont importants).
La température très élevée (plusieurs milliers de
degrés) que peut atteindre la météorite lors de cette traversée
conduit le plus souvent à sa fragmentation. On distingue trois scénarios
possibles.
- La météorite traverse l’atmosphère et
se désintègre sans arriver au sol (étoiles filantes).
- Elle traverse l’atmosphère et tombe à sa surface
sans être entièrement désintégrée.
- Elle traverse l’atmosphère et explose littéralement
sous l’effet de la pression.
La surface de la météorite
ou des fragments, présentent des traces de ces modifications : pellicule
noire inférieure à 1 millimètre appelée croûte
de fusion, caractéristique des météorites. Elle laisse
également dans son sillage une traînée de matière
ionisée, de vapeurs et de poussières, qui pourra persister plusieurs
minutes après la chute. De plus, la masse de la météorite
diminue continuellement. Vers une altitude de 20 kilomètres, les derniers
fragments, s’ils n’ont pas été désintégrés,
n’ont plus une vitesse suffisante pour maintenir l’incandescence.
II / Comment les météorites pourraient-elles
avoir un effet positif sur la biosphère ?
| On trouve dans l’espace interstellaire tous les éléments de base du vivant : le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote. | ![]() |
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En 1961, les biologistes et géochimistes Claus et Nagy détectent dans une météorite des structures microscopiques organisées, elle renfermait de nombreux composés organiques, y compris des acides aminés, dont l’origine extraterrestre a été démontrée. De plus des astronomes ont découvert 14% de matière organique dans les débris d’une comète. Ces deux observations favorisent l’hypothèse d’un apport organique sur la Terre du aux météorites. |
B. Problèmes et évolutions de cette théorie
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Les météorites
ont-elles apporté ou contribué au
développement de la vie sur Terre ?
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Les recherches sur Mars et au sein des météorites se trouvent souvent rapprochées des préoccupations purement terrestres. Ainsi qu’en est-il de la météorite ALH84001 trouvée en Antarctique en 1984 ? Il semble vraisemblable qu’elle provienne de la région de Mars et sa formation remonterait à l’époque de la création de la planète. La particularité de ALH84001 réside dans la présence de structures longiformes de 20 à 100 nanomètres (image), ressemblant à des bactéries terrestres mais 100 fois plus petites. La météorite les aurait-elle protégées durant leur voyage vers la Terre (ce qui ouvre également la question de la vie sur Mars) ? La polémique s’installe rapidement, certains argumentant qu’il ne s’agirait pas d’éléments biologiques mais de cristaux, d’autres encore supposant une contamination terrestre durant son séjour de 13 000 ans en Antarctique ... Pour l’instant, la question reste ouverte. |
III / Comment les météorites pourraient-elles avoir un effet négatif
sur la biosphère ?
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On constate une extinction massive de nombreuses espèces il y 65 millions d’années. Les dinosaures ont alors complètement disparu. L’hypothèse d’une collision entre la Terre et un astéroïde est la plus répandue. Elle a été élaborée à partir de l’étude de la composition chimique de la couche argileuse qui caractérise le passage entre le secondaire et le tertiaire (fin du Crétacé). Cette strate mesure quelques centimètres d’épaisseur. En 1979, des chercheurs ont découvert que cette couche était particulièrement riche en iridium, métal rare dans la couche terrestre, mais souvent présent dans les roches météoritiques, et ce en grande quantité. La présence de ces anomalies s’expliquerait par la collision entre la Terre et une météorite d’une dizaine de kilomètres de diamètre. |
La présence de quartz choqué (seuls les impacts météoritiques et les explosions nucléaires permettent d'atteindre les pressions gigantesques nécessaires pour former ce type de quartz) découvert en 1984 par des minéralogistes constituerait une autre trace tangible de l’impact. En effet, on a constaté que ces minéraux étaient en grande quantité dans la couche anormalement riche en iridium. D’ailleurs, ce type de quartz a effectivement été observé au voisinage des grands cratères d’impact connus sur la Terre. Enrichissement en iridium et quartz choqué sont donc des témoins chimiques et physiques de cet événement inhabituel dans l’histoire de la Terre.
B. Des catastrophes en chaîne![]() |
La météorite responsable
de ce désastre, si c’est une météorite bien sûr,
serait tombée au niveau du Mexique actuel.En effet, en 1981, deux
géologues ont mis en évidence une structure circulaire d’environ
180 kilomètres de diamètre, sur la localité côtière
de Chicxulub (prononciation : Tschik-chou-loub).
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A travers cette étude, nous avons montré qu’il pouvait y avoir des effets à la fois bénéfiques mais aussi néfastes pour la biosphère. En effet, après avoir défini différents termes qui caractérisent certains objets extraterrestres, exposé les principales caractéristiques de la chute d’une météorite, et analysé les dynamiques de ce phénomène, nous avons étudié les effets positifs de cette chute sur la biosphère, plus particulièrement en analysant la théorie de " panspermie ". Enfin, en prenant pour support l’extinction massive que la planète a connu il y a 65 millions d’années, nous avons abordé les effets néfastes d’un impact sur la biosphère. Mais il faut savoir que les chances que l’espèce humaine disparaisse à cause d’une météorite sont infimes (il n’y a qu’une chance sur 100 000 que la Terre soit frappée par un objet susceptible de détruire la biosphère durant les 100 prochaines années). Finalement, les météorites sont plus intéressantes pour les scientifiques, que dangereuses pour la vie sur notre planète.
L e x i q u e
Pétrographique : ce qui est relatif à la branche de la géologie, qui a pour objet la description et la systématique des roches.
Hydrodynamique : partie de la mécanique des fluides qui s’applique aux liquides, étudie les lois régissant leurs mouvements et les résistances qu’ils opposent aux corps qui se meuvent par rapport à eux.
Astre : Corps céleste.
Ravinement : formations de sillons (ou ravines) par les eaux de pluie, notamment sur les pentes déboisées des reliefs.
TNT : Trinitrotoluène, constituant d’un explosif particulièrement puissant.
Acide aminé : aminoacide, constituant principal des protéines.
Catalyseurs : substance qui modifie la vitesse d’une réaction chimique.
Quartz : silice cristallisée que l’on trouve dans de nombreuses roches (silice = oxyde de silicium).
Iridium : métal blanc extrêmement dur.
Composé organique : Un composé organique est par définition composé d'atomes de carbone. La chimie organique étudie la chimie du carbone et de ses combinaisons. Dans une définition plus ancienne, la chimie organique avait pour objet l'étude des molécules des organismes vivants (végétaux ou animaux), en opposition avec les minéraux " inertes " composant le sol ou l'atmosphère = matériaux inorganiques.
B i b l i o g r a p h i e