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Les modifications comportementales des humains face aux odeurs par LEPLAT Mathilde, MOHAMED-ALI Samar, ZEDIRA Imène, élèves de première S3, année 2005/2006 |
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Problématique
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observation question hypothèse |
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Validation expérimentale
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protocole résultats interprétations |
| Conclusion Bibliographie |
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annexe
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analyse par chromatographie |
Problématique :
Voici quelques observations qui nous ont intriguées :
Les odeurs ont toujours fait partie de la vie de l'Homme qui les utilise depuis
l'antiquité pour conserver les défunts, rendre le culte ou conserver les aliments.
C'est à travers l'Espagne et avec les croisades que les méthodes de préparation
connues par les arabes pénètrent en Europe, puis par le développement du marché
des épices (poivre, cannelle, girofle) et celui des produits aromatiques (musc,
civette…). Les européens connaissent ainsi de nouvelles odeurs grâce au commerce
de ces épices.
Ces substances odorantes sont identifiées par chromatographie (voir annexe)
On constate facilement que les goûts des gens sont différents en matière d'alimentation, selon les cultures et selon les habitudes d'une famille. Pour plaire à tous, les industries agro-alimentaires proposent un même aliment au goût modifié grâce à des épices, comme lorsqu'on met des clous de girofles dans un aliment. Elles ajoutent aussi des colorants et des arômes par exemple pour uniformiser le goût d'un jus d'orange qui provient d'oranges qui poussent dans différent pays, à différentes saisons ; c'est entre autres pour ça qu'on rajoute des arômes.
On observe dans le milieu médical que l'utilisation d'huiles essentielles est de plus en plus fréquente et améliore l'humeur des gens. De même les japonais utilisent des bains d'arôme pour se détendre et des massages à partir d'huile essentielle ou d'autres produits contenant des arômes qui ont le pouvoir de détendre. Et beaucoup de personnes sont plus calmes lorsque des odeurs qu'elles aiment les envahissent (d'où l'utilisation d'encens et de parfum d'ambiance).
Les phéromones sont des substance chimique produites par des glandes exocrines
déclenchant des réactions physiologiques ou comportementales entre individus
de même espèce. Ces signaux chimiques odorants agissant à grande distance à
dose moléculaire. Elles sont un moyen de communication chez les insectes comme
chez les vertébrés dont les humains. On en connaît maintenant
plusieurs types : phéromones sexuelles, d'alarme, de regroupement social...
Par exemple, la cycloalexie déclenche une défense en cercle observée
entre autres chez les Chrysomélidés. Elles ont été les premières
étudiées, conduisant à des applications pratiques en agriculture. On emploie
alors des "pièges à phéromones" composés d'un attractif, un analogue de synthèse
de la phéromone naturelle de la femelle du ravageur, et d'un système assurant
la capture des mâles. Ces pièges à phéromones sont actuellement utilisés dans
la lutte contre certains lépidoptères dans la protection des cultures. Chez
les insectes, les chémorécepteurs sont portés par les antennes.
Dans la vie de tous les jours, des chercheurs ont aussi pensé que les usagés
du métropolitain seraient plus sociables si on parfumait les wagons pour cacher
certaines odeurs désobligeantes, irritant les personnes qui peuvent alors se
mettre en colère pour des choses sans importance.
Aussi nous sommes-nous posées cette question :
Pourquoi les odeurs modifient-elles nos comportements ?
Voici l'hypothèse que nous allons tester dans ce TPE :
Ce serait la mémoire olfactive qui influence nos comportements.
Réalisons une validation expérimentale :
Un arôme est une composition chimique qui émet toujours la ou les même(s) substances
volatiles odorantes.
Une odeur est ce que perçoit une personne.
Pour pouvoir tester l'effet d'une odeur sur le comportement, nous avons décidé de fabriquer nous même un arôme dont nous connaîtrions parfaitement la composition chimique et celle des émissions volatiles, pour pouvoir ensuite le faire sentir à des personnes ayant accepté de coopérer.
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Première étape : production d'arôme : (mettre les photos) |
Les arômes sont classés en fonction de leur émission volatile.
Il y a les : - aromatiques (amande, camphre, citron) - basalmiques (lilas, vanille) - musqués, alliacés (1-propénylsulfénate) - cacodyliques (triméthylamine) - empyreumatiques (benzène) - rances (acide caproïque) - narcotiques (pyridine) - nauséabondes (indole) |
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Nombre de personnes
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enfants
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adolescents
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adultes
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Personnes âgées
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|
Hommes
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4
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8
|
4
|
5
|
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Femmes
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5
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14
|
5
|
8
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Voici les résultats expérimentaux ainsi
obtenus :
En première étape, l'arôme obtenu dégage les molécules
volatiles suivantes : eugénol et acétyl-eugénol.
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Femme
|
Homme
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||||||||
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Enfants
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Ados
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Adultes
|
Âgées
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Enfants
|
Ados
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Adultes
|
Âgés
|
||
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Que sentez vous?
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Clou de girofle
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0
|
6
|
3
|
4
|
0
|
5
|
3
|
0
|
|
Banane
|
0
|
4
|
0
|
0
|
0
|
2
|
0
|
2
|
|
|
indéfini
|
6
|
4
|
2
|
4
|
0
|
3
|
1
|
1
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Aimez vous cette odeur?
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aime
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1
|
2
|
4
|
4
|
4
|
4
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3
|
1
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|
n'aime pas
|
4
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10
|
1
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4
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4
|
4
|
3
|
1
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les deux!
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0
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1
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0
|
0
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0
|
1
|
0
|
3
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Quels souvenirs rappelle-t-elle?
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cuisine
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0
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7
|
2
|
4
|
2
|
4
|
2
|
1
|
|
médical
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0
|
3
|
1
|
4
|
1
|
2
|
1
|
1
|
|
|
aucun
|
5
|
5
|
1
|
0
|
1
|
2
|
1
|
3
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|
Interprétons ces résultats :
Un arôme est une substance volatile odorante, ou flaveur.
Un corps non volatil (le verre par exemple) n'émet pas d'odeur mais les corps
les plus volatils ne sont pas forcément les plus odorants (le très toxique oxyde
de carbone, CO, par exemple, est inodore).
De plus certains corps peuvent être inodores à température ambiante et
dégager une odeur plus ou moins forte par chauffage. Cela traduit le fait que
la tension de vapeur d'un composé donc sa volatilité dépend de la température.
Par exemple le méthanol a une température d'ébullition de 65°C
et l'éthanol de 78°C (à pression atmosphérique de 1bar).
![]() |
Le "tapis olfactif" est très réduit. Les cellules réceptrices de l'olfaction
sont des chémorécepteurs (ou chimiorécepteurs) localisés dans une petite zone
de la partie supérieure des fosses nasales (sinus). Ces cellules sont recouvertes
de mucus. Les molécules odorantes se dissolvent dans le mucus (se lient à
des glucides et à des peptides, le mucus étant formé de peptidoglycanes) avant
de se lier aux récepteurs olfactifs dont les cellules sont pourvues de cils
courts. Les chémorécepteurs sont en liaison directe avec le bulbe olfactif
à travers la paroi supérieure (lame criblée) des fosses nasales.
La volatilité ne suffit pas, la solubilité dans les lipides permet de pénétrer
dans les cellules sensitives car toutes les membranes cellulaires ont une
composition phospholipidique. Pour reprendre les exemples du méthanol et de
l'éthanol cités plus haut, même s'ils sont très volatils ils sont faiblement
odorants. Des alcools plus solubles dans les matières grasses sont plus odorants
et sont alors utilisés en parfumerie.
Les études électrophysiologiques réalisées chez l'animal ont montré
que l'appareil olfactif fonctionne comme un détecteur moléculaire dont aucun
instrument ne peut atteindre à la fois le pouvoir de séparation et l'extrême
sensibilité car il opère une analyse qualitative et une discrimination poussée
jusqu'à séparer chaque molécule par une odeur perçue qui lui est propre
(c'est ainsi que des "nez" sont employés dans l'industrie chimique, la parfumerie...).

La différence de perception peut dépendre de la capacité olfactive
:
Les odeurs sont perçues par l'odorat, l'un de nos cinq sens enregistrant les
modifications de l'environnement, dont la fonction essentielle est l'analyse
des molécules volatiles. Les odeurs sont des éléments chimiques gazeux, tout
comme l'humidité de l'air, et c'est pour cela qu'elle sont perçues par l'épithélium
nasal.
Ces récepteurs sensoriels sont composés de cellules épithéliales modifiées associées
à des cellules nerveuses. Ces récepteurs réalisent la transduction,
c'est à dire la transformation du stimulus odorant dans le cas présent
en message nerveux sensitif transmis au cerveau.
Le messages nerveux sensitif est composé de potentiels d'action en amplitude
et durée mais dont la fréquence varie. Ces messages sensitifs codent en modulation
de fréquence l'amplitude de stimulation. Les cellules sensorielles olfactives
réagissent à partir d'une concentration précise car chacune
perçoit des messages olfactifs à partir d'un seuil de sensibilité différent.
D'après notre questionnaire, les différences peuvent s'expliquer par
rapport aux seuils de sensibilité dépendant des capacités génétiques
des personnes interrogées.
La différence de perception peut aussi dépendre de l'identification
de l'odeur perçue :
La sensation olfactive est complexe, elle se déroule en trois étapes au niveau
des aires corticales cérébrales:
1) Classer l'odeur dans la catégorie agréable ou désagréable,
2) Identifier l'odeur en la reconnaissant avec un plus ou moins grand degré
de certitude,
3) Estimer son intensité.
Cette reconnaissance dépend du nombre d'informations similaires mémorisées
en fonction de la tranche d'âge. Or plus une personne est âgée, plus elle a
connu et mémorisé d'odeurs au cour de sa vie.
Classer l'odeur dans la catégorie agréable ou désagréable dépend des
événements antérieurs associés à cette odeur
: par exemple, l'huile essentielle de clou de girofle est un anesthésiant avec
propriétés antiseptiques utilisé par les dentistes ; le clou de girofle
est aussi utilisé en cuisine pour parfumer le riz ou les viandes à longue
cuisson. Les goûts dépendent de nos cultures : par exemple, le réglisse Danois
ne vous plaira probablement pas si vous êtes habitué au sucré car il est salée
et pourtant c'est le bonbon le plus vendu en Danemark ; c'est la même chose
pour les bonbons au poissons en Asie.
Ainsi c'est la mémoire olfactif qui influencent nos goûts. La mémoire à long
terme semble douée d'une capacité illimitée et surtout largement sous-utilisée.
Parmi les millions d'informations perçues chaque jour par le cerveau, l'immense
majorité transite quelques secondes par la mémoire à court terme avant d'être
éliminée, mais une faible partie est transférée dans les circuits de mémoires
à long terme.
Conclusion
D'après notre questionnaire, une même substance volatile odorante n'est pas
perçue de la même façon par différentes personnes. Cela dépend de leur capacité
olfactive mais aussi des souvenirs qu'ils ont mis en mémoire, intimement associés
à cette odeur.
Le goût d'un aliment sur les papilles comme leur odeur dans les récepteurs olfactifs
envoie un message nerveux sensitif aux aires cérébrales sensorielles
spécialisées, ce message étant analysé en référence
aux informations olfactives et gustatives en mémoire.
La mémoire est la capacité à stocker des informations puis à les faire resurgir
sous forme de souvenirs.
Longtemps considérée comme immatérielle, liée à l'esprit ou à
l'âme, la mémoire ne fut intégrée aux fonctions cérébrales qu'à la fin du dix-neuvième
siècle.
La mémoire des odeurs se met en place dans le ventre de la mère. Le bébé marque
des préférences pour certains goûts tel que le sucré correspondant souvent au
lait maternel, et sa préférence pour le sucré lui restera toute sa vie. Mais
si les mères mangent beaucoup de fenouil pour faciliter la montée du lait, leurs
bébés préféreront un biberon de lait parfumé au fenouil
au biberon de lait normal : ils finiront celui au fenouil plus rapidement et
plus facilement car ils auront reconnu l'odeur. Et que boivent les marseillais
une fois adultes : du pastis, qui n'est d'autre que de l'huile essentielle de
fenouil, avec un peu d'anis étoilé appelé la badiane.
Ainsi avant même notre naissance, il y a des odeurs qui vous marquent et influencent
beaucoup nos comportements. A un certain moment, des industriels parfumaient
le lait en poudre pour qu'une fois adulte les personnes qui ont bu ce lait aient
envie de tel ou tel produit comme si l'odeur s'était imprimée
en eux. Et effectivement ces industriels écoulaient alors leurs produits plus
facilement.
Trois facteurs essentiels semblent déterminer cette mémorisation
à long terme :
- l'état émotionnel lié à la vigilance, la motivation, la stimulation psychique
et sensorielle ;
- la répétition des données, qui favorise le stockage d'informations simples
(odeurs, couleurs, formes, sons et arômes) ou complexes (technique professionnelle
ou sportive, langues, contenu des disciplines scolaires) ;
- l'association de données nouvelles à des données déjà connues.
Les données transférées dans la mémoire à long terme ne sont pas définitives
et peuvent être perdues en quelques jours ou en quelques mois si elles ne subissent
pas une consolidation par intégration dans les souvenirs établis.
La mémoire à long terme ne repose pas sur un centre unique, comme on l'a longtemps
cru, mais sur un schéma complexe qui associe des zones cérébrales très diverses.
l'information perçue et brièvement stockée par les zones sensorielles du cortex
cérébral et transférée d'abord vers le système limbique, partie primitive enfouit
à la base du cerveau et que l'on retrouve chez toutes les espèces animales.
Elle y stimule deux structures essentielles, l'hippocampe et le corps amygdaloïde
qui activent deux circuits de stockage. L'un passe par le thalamus et l'hypothalamus
voisin puis rejoint la zone pré-frontale (au dessus des orbites) ; l'autre circuit
passe par un amas de neurones situé dans le plancher du cerveau, connecté aux
autres zones du cerveau profond capables de stimuler les zones sensorielles.
Le phénomène de la mémoire à long terme ne peut s'expliquer par des connections
purement physiques, au niveau des synapses, points de communication entre 2
neurones. Cette mémorisation suppose la fabrication de protéine particulière
qui s'incorpore aux synapses.
De plus la mémoire des odeurs paraît se distinguer des autres types de mémoire
sensorielle: sentir une odeur peut renvoyer d'une manière particulièrement nette
aux souvenirs des événements qui y sont associés, peut-être parce que
nos ancêtres se servaient en premier de leur flair !
Les rôles de l'olfaction sont variés :
- c'est le système sensoriel prépondérant de la sélection et du contrôle quantitatif
de la prise d'aliments
- elle joue un rôle important dans le comportement sexuel et le déterminisme
de processus neuroendocriniens
- elle entre encore en jeu dans les comportements territoriaux et sociaux, dans
l'orientation, comme stimulus d'alarme ou de défense. Ces messages chimiques
émis par des glandes différenciées sont appelés phéromones. Le système olfactif
accessoire (organes de Jacobson) prend plus particulièrement en charge la réception
des phéromones qui contrôlent la physiologie et le comportement sexuels.
Bibliographie
- http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin32/pagesweb/intro.htm
- http://culturesciences.chimie.ens.fr/dossiers-chimie-societe-article-Aromes_Alimentaires_Richard_Camus.html
Annexe : analyse par chromatographie :
Les méthodes de séparation par analyse chromatographique et structurale se développent,
permettant d'identifier ces substances odorantes dont les variétés
connues augmentent sans cesse.
Par exemple, la chromatographie en couche mince (CCM) est une méthode permettant
de contrôler la pureté d'une substance, de séparer les constituants d'un mélange
et éventuellement de les identifier. Le mélange est posé sur un support
appelé phase stationnaire (gel de silice déposé en couche mince sur une plaque
d'aluminium). Le mélange à tester est entraîné par un solvant
approprié (phase mobile ou éluant) qui migre par capillarité dans la phase stationnaire
sur la plaque. Les constituants du mélange se séparent par migration différentielle
: chacun est d'autant plus entraîné par l'éluant qu'il est plus soluble dans
celui-ci et moins retenu par la phase stationnaire. Après migration les taches
doivent être révélées : c'est la délection qui peut se faire par
pulvérisation d'un réactif caractéristique ou par immersion dans un bain de
permanganate de potassium ou de la vapeur de di-iode ou encore par observation
à la lumière UV si la plaque de silice comporte un indicateur de fluorescence.
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Il faut mesurer l'emplacement où sera effectué
le dépôt, pour qu'il soit à égal distance des bords de la
cuve et juste au dessus de la surface de l'éluant. Le diamètre
optimal de la tache est 2-3mm, elle doit être séchée
avant d'être placée dans la cuve.
Quand le front de l'éluant arrive à 1cm du bord supérieur, retirer doucement la bande, marquer au crayon le niveau atteint par le front de l'éluant ( hauteur d1) puis sécher la plaque à l'air ou éventuellement au sèche cheveux pour évaporer entièrement l'éluant, mesurer la hauteur d2 de la tache aromatique. Cette hauteur est proportionnée à la vitesse de migration de la substance qui est alors identifiée par rapport à des témoins connus ayant été mis à migrer dans un même éluant pendant le même temps. |
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