| TOURISME
A MARRAKECH
Fondée au XIe siècle
par le Sultan Almoravide Youssef Ben Tachfine,
Marrakech devient la capitale du Royaume, elle
donnera son nom au Maroc et s'enrichit de formidables
constructions avant de connaître, sous les
Alaouites, un rôle plus secondaire.
Baptisée "la Ville Rouge
" ou encore "la Perle du Sud ",
Marrakech est une ville fascinante. Elle ensorcelle
les visiteurs par ses couleurs contrastées
: ocre couleur de terre de ses habitations, vert
des innombrables palmiers, et blanc des monts
enneigés de lAtlas, ainsi que par
ses monuments remarquables et ses immenses jardins
ombrageux. Les Berbères et les Arabes sy
retrouvent, les nomades et les montagnards y convergent,
les marchandises y regorgent, lartisanat
y brille, en deçà des palaces, casinos,
hôtels et golfs qui en font un complément
indispensable à un séjour de grande
qualité. Marrakech est bel et bien la capitale
du Sud marocain ! .
Conseils de visite
Bab Aguenaou
A lintérieur de la
médina, à côté de Bab
Errob, sélève lune des
plus imposantes et des plus belles portes de la
ville, Bab Aguenaou, celle-ci donne accès
aux tombeaux Saadiens.
La légende locale rapporte
que jadis, les têtes des condamnés
à mort étaient exposées à
cette porte qui représentait aussi lentrée
principale de la ville par laquelle accédaient
les sultans au palais tout proche.
Jardin de lAgdal
Afin de séchapper de
la chaleur du désert, les souverains Almoravides
aménagèrent, au XIIème siècle
cet immense jardin ombreux où des centaines
darbres fruitiers, sur une immense réserve
longue de 3 Km et large de 1,5 Km, sont toujours
irrigués par des canalisations creusées
à la même époque. Le jardin
de lAgdal fut plusieurs fois agrandi sous
le règne des Sâadiens puis réaménagé
au XIXème siècle sur ordre de Moulay
Abderrahmane et renforcé par un mur de
rempart. Ce fabuleux site renferme aussi deux
bassins dont le plus grand date de lépoque
Almohade. Dans ses eaux, se mire le Dar el Hana,
un palais en ruine de la période Sâadienne.
Au cur du jardin se détache un kiosque
à colonnes dont les murs, découpés
à jour, soutiennent un plafond fastueusement
décoré.
La Mamounia
Edifié en 1923, lHôtel
de la Mamounia, lun des plus luxueux palaces
au monde, a été entièrement
rénové en 1986 sous légide
de feu S.M. le Roi Hassan II. Aménagé
au XVIème siècle par le Sultan Sâadien
Sidi Mohammed, son parc est agrémenté
dune immense oliveraie, dune orangeraie
ainsi que dautres espèces végétales,
le tout sétalant sur une superficie
de 13 ha. Lédifice a reçu
son nom en souvenir du Sultan Sâadien qui
offrit ce palais à son fils Mamoun. De
nombreuses célébrités ont
séjourné dans cet hôtel mythique,
à linstar de Richard Nixon, Jimmy
Carter, Orson Welles
Le site, en son intégralité,
offre un décor des Mille et Une Nuits.
La Mosquée
de Tin Mal
Entourée par les montagnes
austères du Haut Atlas, la Mosquée
de Tin Mal reste le témoignage des disciplines
ascétiques prônées par Ibn
Toumart. C'est tout ce qui reste de la forteresse
Almohade détruite par les Mérinides
en 1276.
Tin Mal resta la ville sainte des
Almohades où les sultans dissimulaient
les trésors de l'empire qui s'étalait
jusqu'en Andalousie.
Le Palais El Badii
Lédification de cet
étendu palais a été ordonnée
en 1578 par Ahmed El-Mansour, après sa
victoire contre les Portugais lors de la célèbre
Bataille des Trois Rois. Destiné aux fêtes
exceptionnelles, ce fastueux palais comportait
trois cent soixante pièces organisées
autour dune grande cour intérieure
agrémentée de bassins et de parterres
fleuris. Vu que tout a été pillé
sur lordre de Moulay Ismaïl, en 1696,
afin de décorer ses palais royaux de Mekhnès,
il ne subsiste encore de ce merveilleux site que
les structures.
Medersa Ben Youssef
Lune des plus belles bâtisses
de Marrakech fut entièrement rétablie
sur ordre de Moulay Abdellah (Sultan Sâadien)
vers 1565 pour ainsi devenir la plus importante
université coranique du Maghreb. Sa structure
dinfluence Andalouse est marquée
par dharmonieux mariages entre la mosaïque
et le stuc, le marbre et le zellige. Dans la cour
intérieure, de part et dautre dun
bassin de marbre blanc, deux galeries sont appuyées
sur des piliers et des sommiers en bois sculpté.
La salle de prière, quant à elle,
est subtilement éclairée par des
fenêtres en gypse ajouré, surmontées
de coupoles à stalactites ; alors quà
létage, discrètement décorées,
plus dune centaine de chambres détudiants
donnent sur de petites cours intérieures.
Mosquée Ben
Youssef
Toute la médina de Marrakech
sest accomplie autour de cette majestueuse
mosquée, uvre du XIIème siècle,
en lhonneur de Sidi Youssef Ben Ali lun
des sept saints patrons de la ville. Les restaurations
effectuées aux XVIème et XIXème
siècles nont pratiquement rien laissé
subsister de sa construction initiale. Du haut
de ses 40 mètres, son puissant minaret
en pierre sélève au-dessus
des toits en tuiles vernissées de la ville.
Musée Dar
Si-Saîd
Ce somptueux Palais héberge
la quintessence des arts marocains au sein de
lune des plus belles villes du Royaume.
Au sol, sont exposés des
vêtements, objets de cuivre martelé,
armes et bijoux berbères, alors quau
premier étage qui est composé dun
salon au décor Hispano-Mauresque, sinstalle
une splendide collection dhuisseries.
Place Jamaa-El-Fenaa
Cette vaste esplanade, où
sactivent dès le matin les marchands
de fruits et dépices, les Guerrab
équipés de leurs outre de cuir et
de leurs timbales, les barbiers
, se transforme
laprès-midi en lieu de spectacle
lorsque que des troupes Gnaouas (danseurs descendants
des anciens guinéens), des musiciens, des
conteurs, des charmeurs de serpents et autres
monteurs de singes savants délimitent leur
halqa.
Bab Ahmar
Bab Ahmar ou "la Porte Rouge"
sélève derrière le
plus grand cimetière de Marrakech. De construction
Alaouite, datée du XVIIIème siècle,
elle a été exclusivement empruntée
par les sultans pour se rendre dans leur palais
tout proche, elle permet aujourdhui, quand
le Roi ne séjourne pas à Marrakech,
daccéder à la place du méchouar
qui jouxte le Dar El Makhzen.
Jardins Majorelle
Ce lieu enchanteur, peuplé
de bougainvillées, de cocotiers, de bananiers,
de bambous et de palmiers, fut créé
dans les années 1920 par le peintre français
Jacques Majorelle. Au cur de la luxuriante
végétation, il fit construire un
grand atelier, des pergolas et des tonnelles entièrement
recouverts dun déconcentrant bleu
vif. Laissée à labandon après
la mort du peintre en 1962, la propriété
fut remise en état il y a quelques années
par le couturier Yves Saint-Laurent et lui sert
de résidence secondaire de nos jours.
La Ménara
Planté doliviers, le
parc sétend sur environ 90 hectares
enclos dans une enceinte en pisé et dispose
en son centre dun immense bassin du XIIème
siècle, le premier à être
doté dun système de canalisations
et dadduction deau et, en arrière-plan,
les hauteurs montagneuses souvent enneigées
de lAtlas. Au bord de leau, un gracieux
pavillon Sâadien totalement remanié
au siècle dernier prend, le soir tombant,
avec sa belle toiture pyramidale en tuiles vertes,
de magnifiques teintes dorées. La Menara
était le rendez-vous galant des sultans,
mais aussi le lieu favori des randonneurs marrakchis.
Le
Dar El Makhzen
Edification dorigine Almohade,
le Dar El Makhzen fût agrandi et embelli
par de nombreux sultans à des époques
différentes. La dernière grande
restauration qua subie cet édifice
sest effectuée au temps de Feu Sa
Majesté le Roi Hassan II au tout début
de son règne, car ce site faisait partie
de ses lieux de résidence favoris et venait
y séjourner souvent.
Les Tombeaux Saadiens
Lannée 1591 marque
le début de lédification,
au sud de la Casbah, de la "Nécropole
de Marrakech", avec la construction de la
première koubba destinée à
accueillir les tombeaux des ancêtres du
Sultan Sâadien Ahmed el-Mansour. Lhistoire
révèle que dès 1557, des
princes Sâadiens avaient été
inhumés en ces lieux. Plusieurs mausolées
furent bâtis au XVIème siècle
pour accueillir la sépulture de treize
souverains de la dynastie Sâadienne. La
délicatesse de la décoration en
harmonie avec la pureté des lignes architecturales
en fit un édifice exceptionnel. Aussi,
lorsque Moulay Ismaïl parvint en 1677, à
forcer les portes de la ville, il entreprit de
protéger les tombeaux par de solides murailles.
Les mausolées ne furent découverts
quen 1917.
Mosquee aux Pommes
dOr
La rue située légèrement
à droite de Bab Aguenaou conduit, à
lintérieur de la Casbah, à
la mosquée El Mansour, construite à
la fin du XIIème siècle sous le
règne du Sultan Yacoub El Mansour. Suite
à lexplosion de 1569, la mosquée
fut rétablie à plusieurs reprises.
Elle fut renommée au XVIème siècle
sous le nom de " Mosquée Aux Pommes
DOr " car, selon une légende,
les boules qui coiffent le lanterneau de son minaret
auraient été conçues, comme
celle de sa voisine la Koutoubia, avec les bijoux
de lépouse du Sultan Yacoub El Mansour.
Belle et grandiose à la fois, lagencement
ainsi que lornementation de cette majestueuse
mosquée fut durant des siècles,
un modèle darchitecture classique.
Mosquee
la Koutoubia
La Koutoubia est une des plus volumineuses
mosquées de lOccident musulman et
peut être même la plus belle dans
son unité harmonieuse. Elle marque, avec
une loquacité chaque jour affirmée,
létape Almohade de lart hispano-mauresque
qui permit dallier une apparente simplicité
avec une merveilleuse habileté et un luxe
discret. Cette "mosquée des libraires"
doit son nom au souk des manuscrits dont les boutiques
étaient, au Moyen Âge, accolées
aux murs de lédifice selon une pratique
courante dans les villes arabo-musulmanes. Son
célèbre minaret, pur joyau de larchitecture
hispano-mauresque, propulse son ombre protectrice
sur lensemble de la ville depuis déjà
plus de huit siècles.
Palais de la Bahia
Cette somptueuse demeure fut construite
à la fin du XIXème siècle
sur lordre de Ba Ahmed. La propriété,
entourée dun jardin immense de 8
ha, abrite une succession désordonnée
de luxueux appartements secrets ouvrant sur des
patios. Un millier dartisans, venus pour
la plupart de la région de Fès,
participèrent pendant plus de sept ans
aux travaux.
Ils entreprirent de doter le palais
des éléments et des matériaux
de décoration précédemment
utilisés par les architectes. Aussi voit-on
réapparaître les bois, les plâtres
et les stucs sculptés à lintérieur
et à lextérieur du palais.
Théâtre
Royal de Marrakech
Sur lAvenue de France, le
Théâtre Royal de Marrakech est une
merveille architecturale de 1200 places pour le
théâtre en plein air et 800 places
pour le théâtre Opéra. Inauguré
le 19 septembre 2001, le Théâtre
Royal de Marrakech est aussi luvre
qui saura préserver à la ville rouge
du Royaume sa place de médiatrice et de
carrefour pour les intellectuels des quatre points
du globe. Cest aussi un espace culturel
et artistique au cur de la perle du sud
marocain : spectacles, soirées, musiques
et expositions sont donnés en continu tout
au long de lannée.
Les Environs
La Vallée
de lOurika
La vallée de lOurika
offre au visiteur un paysage plaisant, avec ses
cultures en damier et ses villages en terre suspendus
à flanc de montagne. A partir de Setti
Fatma, elle fait lobjet de promenades à
pied, de randonnées vers les gravures rupestres
du jebel Yagour ou dexcursions vers le massif
de lOukaïmeden. Cette vallée,
extraordinairement entaillée, est parcourue
par un oued vigoureux qui porte son nom, ce dernier
perce les premiers contreforts de lAtlas
et irrigue, de son eau claire et chatoyante, la
vallée dont les vergers et les cultures
en plates-formes donnent un aspect toujours verdâtre.
Station Oukaïmden
A 74 kilomètres de Marrakech,
sélevant à une altitude de
2650 mètres, se trouve le massif de lOukaïmden,
ce dernier porte le plus beau domaine skiable
dAfrique. Cette station de sports dhiver
est dotée du télésiège
le plus haut du continent, il permet de monter
à 3300 mètres daltitude et
de jouir dun superbe panorama vers les contreforts
du Haut Atlas et la plaine du Haouz qui lentourent.
En été, la station offre aux Marrakchis
un havre de fraîcheur de par ses vastes
espaces de pâturages daltitude. Aussi,
pour les adeptes de larchéologie,
plusieurs centaines de gravures rupestres, probablement
datant de lâge du Bronze, sont recensées
sur rochers dispersés un peu partout entre
les maisons.
Le Col du Tiz-N-Test
Dominant la pleine surchauffée
du Sous, lun des plus beaux paysages marocains
souvre sur le chemin menant de Marrakech
au col du Tiz-n-Test. De la pleine du Haouz au
pied du Jebel Toubkal, les douars (villages) accrochés
à flanc de montagne mélangent leurs
couleurs avec celles de la terre. De cet immense
belvédère situé à
2100 mètres daltitude, on découvre
un splendide panorama des sommets de lAtlas
et de la vallée du Sous qui sétend
2000 mètres en contrebas.
Tin-Mal
Il ne subsiste encore de ce merveilleux
site que les décombres de remparts et limposante
mosquée qui porte son nom. Tin-Mal fut
bâtie vers la deuxième moitié
du XII ème siècle, mais fut détruite
un siècle plus tard par les Mérinides.
Elle resta le berceau de la dynastie Almohade
où les sultans, au fil des temps, dissimulaient
les trésors dun empire qui s'étalait
jusquen Andalousie.
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