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Section entomologie



Eloge d'une mauvaise herbe...

De nos jours, l'ortie à très mauvaise réputation. Et pourtant, il faut se souvenir, qu'il n'y a pas très longtemps, plusieurs siècles de "cohabitation" sans nuages ont existé entre elle et nous, et reconnaissons le, l'homme a fait partie de la longue liste des profiteurs de l'ortie. Elle avait droit de cité incontestable dans l'alimentation du bétail. Elle a été abandonnée au profit notamment entre autres de nourritures animales... Bonjour la vache folle!

Même pour notre subsistance, elle était présente. Lorsque à la sortie de l'hiver, les stocks alimentaires étaient épuisés, l'ortie apparaissait dès le mois de mars, verte et tendre à souhait. Son caractère urticant ne gênait nullement nos aïeux qui profitaient de sa haute valeur nutritive... En soupe, en gratinée, au naturel ils la cuisinaient de toutes les façons. Nos grands maîtres en Art Culinaire l'ont remise à leurs menus et nos analyses actuelles confirment l'attirance empirique de nos grands pères : l'ortie est bien plus riche en fer que l'épinard et beaucoup plus en protéïne que le soja.

Et pour la leçon, on aurait pu suivre les petites bêtes, car même si l'ortie pique, et c'est là son plus vilain défaut, les insectes inlassablement la fréquentent toujours et ne l'ont jamais abandonné. Véritable Hôtel-Restaurant, une touffe d'ortie héberge et alimente nombre de papillons (Vanessa cardui, Inachés io ou autres Ecailles marte artia caja). Elle est le rendez-vous de tout un joli monde de coléoptères (Phyllobe de l'ortie parmi les charançons) et un refuge de premier choix pour d'autres insectes. Plus de 150 à la fréquenter et chacun en tire avantage à sa façon (cicadelles, psylles etc...). La tige est parfois sucée par de gros pucerons. Et tout ce monde attire à son tour la cohorte des prédateurs: les Ichneumons, proches parents des guêpes, viennent paralyser les chenilles; les coccinelles se gavent de ces pucerons, pour peu qu'elles arrivent à déjouer la surveillance des fourmis. Et bien d'autres, dont les escargots, amateurs de feuilles qui sont surveillés par quelques carabides pour un éventuel repas nocturne.

Vous voyez que, si l'homme a vécu longtemps avec l'ortie (même pour confectionner avec sa fibre des tissus... et des dollars!) l'entomologiste lui doit sa juste reconnaissance et les sorties de juin lui devront certainement une part de nos trouvailles.

Jean-Claude Bouchard

La Lucane cerf-volant

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Aquarelle de Jean-Claude BOUCHARD
Lucane mâle.

Le Lucane cerf-volant est le plus grand coléoptère d'Europe (le mâle peut atteindre exceptionnellement 9 cm!). Quoique pourvue de mandibules plus petites, la morsure de la femelle est plus douloureuse que celle du mâle.
Les adultes se nourrissent de sève alors que les larves se développent dans le bois pendant trois à cinq ans.

Papilionidae - papillons porte-queue

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Aquarelle de Jean-Claude BOUCHARD
Le Machaon et sa chenille et le Flambé à droite.

Ces papillons de grandes tailles appartiennent à un groupe qui vit surtout sous les tropiques. En Europe, ils sont représentés par une dizaine d'espèces.

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