Modèle à suivre et comportements à éviter :
Une conduite économique est caractérisée par une faible durée au ralenti, une consommation moyenne faible, une vitesse maximale faible et présentant peu d’écart avec la vitesse moyenne, un nombre de coups de frein et de ralentisseur faible.
alors que
Une conduite consommatrice est déterminée par un nombre de coups de frein élevé, un nombre d’utilisations des ralentisseurs élevé (au dessus de 30 km/h), une consommation moyenne élevée, et une durée élevée au ralenti.
Une conduite souple est déterminée par des décélérations et accélérations faibles, pas ou peu d’utilisations du frein, une utilisation optimale du ralentisseur.
alors que
Une conduite brutale est caractérisée par des accélérations maximales élevées en longitudinal et en transversal, des accélérations élevées au démarrage, un nombre élevé de coups de frein, une utilisation fréquente des ralentisseurs, des positions de l’accélérateur dans la seconde partie de la course à plus de 40-45% du temps, une position de l’accélérateur dans la seconde partie de sa course à faible vitesse et produisant des à-coups
Une conduite prévisionnelle (confortable et sécuritaire) est caractérisée par une vitesse maximale peu élevée, un nombre de coups de frein faible, une faible fréquence d’utilisation du ralentisseur (et en dessous de 30 km/h en majorité), une position de l’accélérateur dans la première partie de sa course à plus de 60% du temps (voire 64%)
alors que
Une conduite dangereuse est déterminée par une vitesse maximale élevée, des freinages à haute vitesse, des accélérations maximales élevées.
Quels gains attendre ?
Les formations à l’éco-conduite apportent des bénéfices réels aux entreprises :
- gains significatifs de productivité et de rentabilité (meilleure gestion des temps de parcours de la part des conducteurs avec amélioration des notions de vitesse et de consommation)
- gains de longévité des moteurs et meilleur entretien du parc de véhicules
- gains de sécurité et de sinistralité
- meilleure gestion du stress des conducteurs.
En terme de consommation de carburant, le gain moyen induit par un stage spécifique (Eco-sécurité ou Conduite rationnelle) s’établit à 5,25 litres/100 km. Néanmoins, s’agissant de conducteurs dont les performances initiales sont plutôt médiocres, ce gain s’élève à 8,64 litres/100 km (résultats établis au terme des 12 opérations pilotes réalisées dans le cadre de BEET).
Il s’ensuit qu’une systématisation du recours aux formations à la conduite rationnelle pourrait amener à une économie de carburant de l’ordre de 3 500 à 5 000 litres par an par véhicule (hypothèses conservatrices). En d’autres termes, et même en comptant le tarif des formations et/ou le salaire d’un formateur, le résultat peut représenter la différence entre une marge négative et une marge positive dans l’exploitation du véhicule, sans même prendre en compte le bénéfice additionnel en termes de coûts de maintenance et de sécurité.
Ces résultats démontrent que les économies qui peuvent être réalisées sur le poste "carburant" sont plus que significatives. Les responsables des entreprises de transport qui mettent l’accent sur le suivi des consommations et sur la formation, se déclarent souvent très surpris par les résultats positifs obtenus au terme des sessions de formation.
Toutefois, en matière de "gains" de consommation induits par les formations, il existe un fort degré d’obsolescence, une " érosion " des gains intervenant généralement au bout de 3 ou 4 mois : le gain réel observé au terme de cette érosion se situe alors entre 80 et 20% du gain obtenu à l’issue de la formation, moyennant quoi, si les formations sont régulièrement et périodiquement réactualisées (1 fois par an, ou 2 fois s’agissant de ceux dont les performances se dégradent le plus rapidement), on doit pouvoir atteindre à terme, un niveau "permanent" de l’ordre de 75 à 80 % de celui effectivement constaté à l’issue de la formation. De ce fait, les gains permanents potentiels qui peuvent être escomptés se situent dans des ordres de grandeur de 3,5 à 4 litres/100 km au minimum, voire jusqu’à 5 et 6 litres/100 selon les activités, le champ géographique, et les marges de progression individuelles des conducteurs.
Il est indispensable de mettre en place les outils pour faire vivre le plan d’action après la formation, faute de quoi, on verra les gains s’émousser avec le temps… Pour éviter que les vieilles habitudes ne réapparaissent, l’entreprise doit, dès le début, fixer des objectifs de performance, que les conducteurs apprendront à atteindre pendant la formation, puis développer un système pour assurer un suivi des performances - par exemple en nommant un "Homme Economie de carburant" en charge au quotidien du suivi du dispositif -, et valoriser les bons comportements - par exemple en affichant tous les mois les courbes d’évolution des consommations individuelles des conducteurs de l’entreprise.
Voir les Gains attendus par type d’activité.
Valeurs de références véhicules de 381 - 480 ch
