VIVARAIS FORMATION    Tél. : 04 75 07 14 50  -  Fax : 04 75 07 26 27  -  07300 TOURNON-SUR-RHONE

 

 

S’installer ou travailler en agriculture après le nouveau BP REA

 

Ce lundi 6 octobre, Vivarais Formation à accueilli la première « vague » de stagiaires désireux de s’installer en Agriculture ou d’y occuper un emploi durable : 16 stagiaires, un groupe mixte, des projets aussi variés que l’est l’agriculture ardéchoise et surtout 9 mois pour se former.

 

 

Le BP REA c’est quoi ?

BP REA signifie Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole, c’est un diplôme du ministère de l’Agriculture accessible uniquement aux adultes qui permet d’obtenir un équivalent Bac et surtout la Capacité Professionnelle c'est-à-dire la possibilité de s’installer ou de s’associer en agriculture en bénéficiant d’aides et d’un accompagnement personnalisé.

 

La formation BP REA vient de subir un « lifting » complet sur le plan pédagogique : c’était nécessaire car après 17 ans de bons et loyaux services l’ancien programme de BP REA était devenu trop rigide pour faire face aux réalités du monde agricole de notre département.

 

Qu’est ce qui a changé ?

•  Un programme davantage sensible à la mise en œuvre d’une agriculture durable à la fois sur le volet écologique et économique ;

• L’intégration de nouveaux modules jadis optionnels, aujourd’hui au cœur du programme : Commercialisation des produits, filières, projet d’installation mais aussi et c’est nouveau : Projet de Salariat au sein d’une entreprise agricole ;

Le renforcement des modules techniques centrés sur des productions agricoles ciblées : productions animales, cultures pérennes (arboriculture, petits fruits), vigne et vins, mais également l’ouverture à des modules correspondant aux réalités du monde agricole : Vinification et élevage du vin, Activités de services, … ;

Rappelons que prés de la moitié des enseignements théoriques sont techniques.

Le maintien des modules optionnels avec des orientations  propres à Vivarais Formation :

- Cultures de petits fruits,

- Entretien et valorisation du patrimoine forestier,

- Agro tourisme

- Maitrise de l’énergie et énergies renouvelables,

- Promotion de l’exploitation agricole par une maitrise de l’outil internet.

Des stages en exploitation ou en entreprises globalement plus longs et surtout individualisés en fonction du projet de chacun.

 

Qu’est ce qui est maintenu ? On ne change pas ce qui marche :

Le système de validation par Unités Capitalisables (UC) : 12 modules conduisant à la mise en œuvre de plusieurs épreuves permettent de capitaliser tout au long de la formation  les 12 UC nécessaires à l’obtention du diplôme (bref pas d’examen terminal en fin de formation).

Une individualisation des parcours : chaque stagiaire se voit proposer un rythme de formation, des modules techniques adaptés et des lieux de stage en lien avec son projet à venir.

L’intégration de cette formation par les différents partenaires du monde agricole : le point accueil installation, la chambre d’agriculture, l’ADASEA, la DDAF sont toujours partenaires en amont et en aval de cette formation.

 

Rappelons que cette formation est prise en charge  à 90% de son coût pédagogique par le conseil régional Rhône Alpes et l’Union Européenne qui, le cas échéant, assurent également la rémunération des stagiaires qui ne bénéficient plus d’une indemnisation de la part des ASSEDIC.

 

16 stagiaires ont commencé mais ils seront bientôt rejoints par d’autres.

En effet, une rentrée de « seconde vague » est organisée le 5 janvier 2009 et les inscriptions sont toujours possibles jusqu’au 15 décembre auprès de Mme Christine CHABANAS en appelant le 04 75 07 14 50.


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Se former chez VIVARAIS FORMATION

en matière de GESTION de l’ENERGIE sur une EXPLOITATION AGRICOLE

 

C’est une première en Ardèche et, il faut le souligner, le fruit d’un partenariat.

Depuis lundi 2 mars (et ils viennent de terminer et de valider ce vendredi 6 mars), des stagiaires en Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole (BP REA) de Vivarais Formation se forment sur un module novateur unique en Rhône Alpes :

Gestion Eco responsable de l’Énergie au sein d’une exploitation agricole.

 

 

Le contexte : Dans le cadre de la rénovation du diplôme BP REA, Vivarais Formation, en lien avec le CFPPA du Pradel et le réseau des centres de formations agricoles Rhône-Alpes, a initié un module (qui constitue une unité capitalisée) tourné vers la gestion et la maitrise de l’énergie au sein d’une exploitation agricole.

Pour qui : Pour des porteurs de projets en Agriculture qui seront demain de futurs Agriculteurs ou agricultrices puisque le groupe est « parfaitement » mixte.

Pourquoi : Du point de vue de Vivarais Formation, dans le contexte de dépendance énergétique dans lequel les exploitants évoluent, il est nécessaire désormais de les sensibiliser à une approche globale de leur exploitation (ou de leur projet) sous l’angle de réflexion énergétique. Certains exploitants en place s’en préoccupent déjà.

N’oublions pas  qu’une exploitation consomme de l’énergie (comme toute entreprise) mais qu’elle en produit aussi puisque les aliments que nous consommons et qui proviennent de l’agriculture, constituent à eux seuls un apport énergétique nécessaire à notre subsistance.

Comment : c’est en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de l’Ardèche et Polénergie (Quintenas) que Vivarais Formation a concocté le programme de la semaine.

 

Au programme :

- Des apports de bases : les fondamentaux (différentes énergies, unités de mesures, …)

- Des apports techniques et méthodologiques par la Chambre d’Agriculture en particulier autour de la méthode de diagnostic « Planète » qui permet de dresser un bilan énergétique approfondi sur une exploitation agricole en abordant en particulier toutes les énergies directes et indirectes mobilisées et produites sur l’Exploitation.

- Trois visites d’exploitations :

- une exploitation sur PLAT qui vient de réaliser un diagnostic énergétique avec la méthode « Planète »,

- une exploitation sur ARRAS qui se concentre sur les économies d’énergies (récupérateur de chaleur sur tank à lait et bâtiments en bois),

- Une exploitation à CHANOS (Drôme) qui produit des énergies renouvelables : vente d’électricité photovoltaïque et chauffage de gîtes ruraux avec du bois déchiqueté par l’agriculteur.

- Des apports techniques par le Polénergie : Le triptyque : SOBRIETE / EFFICACITE / Énergies RENOUVELABLES.

- Une évaluation finale : ce vendredi après midi qui porte sur un entretien Oral ; rappelons que ce module entre dans le référentiel BP REA.

 

Bilan :

Pour l’ensemble des stagiaires, cette semaine est très positive :

- prise de conscience qu’une exploitation produit de l’énergie (certes indirecte) mais de l’énergie quand même vitale pour l’Homme,

- capacité de diagnostiquer et de chiffrer les flux énergétiques,

- capacité d’intégrer la problématique « énergie » dans son projet,

- et enfin prise de conscience des impacts environnementaux

 

Vos contacts sur ces problématiques ENERGIES :

Chambre d’Agriculture (Privas) : Nicolas BEILLON au 04 75 20 28 00

Polénergie (Quintenas) : Emilie PAUZE au 09 64 04 30 33

Vivarais formation : Régis CARON au 04 75 07 14 50

 

 

En salle de cours avec la Chambre d'Agriculture : Nicolas BEILLON

 

En salle de cours avec Polénergie : Emilie PAUZE

 

 

Récupération de chaleur et production d’eau chaude en sortie de refroidisseur à lait :

le lait à 37° réchauffe de l’eau.

 

Déchiqueteuse de bois : fabrication de plaquettes bois énergie.

 

 

 

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Préparer un BTS par apprentissage en Ardèche

 

Nous avons rencontré Marie-Julie LLANAS, apprentie, qui prépare son BTSA ACSE (Gestion Production) chez Vivarais Formation à Tournon sur Rhône et Cédric TRAVERSIER, son maître d’apprentissage et agriculteur à Plats dans l’Ardèche. Ils ont bien voulu répondre à nos questions.

Marie Julie, quel est votre parcours scolaire ?

Après un Bac S et deux ans de faculté de Biologie/Chimie à Valence, je ne trouvais pas ma voie, le milieu agricole m’attirait, aussi j’ai décidé de tenter un BTS, et me voila en train de préparer un ACSE en apprentissage au GAEC Traversier.

Pourquoi l’apprentissage ?

Je ne suis pas issue du milieu agricole et l’apprentissage m’a permis de venir sur le terrain, de me rendre compte sur place des conditions de travail et ainsi de connaître et approfondir le métier d’agriculteur. En plus, je mets ainsi en pratique ce que nous enseignent les « profs ».

Quels sont les avantages de l’apprentissage ?

Comme mon maître d’apprentissage appartient à un GAEC où plusieurs productions sont présentes, j’ai pu appréhender ces trois productions (NDLR : productions d’œufs, porcs naisseurs engraisseur et bovin lait), j’ai aussi pu travailler avec les trois personnes responsables de chaque atelier, même si j’ai plus passé de temps sur l’élevage bovin, j’ai découvert d’autres choses. L’apprentissage permet aussi de découvrir toutes les facettes du métier d’agriculteur, l’organisation, la gestion, les techniques propres à chaque atelier, la conduite du matériel. Cela donne du sens à la formation théorique que l’on reçoit chez Vivarais Formation. Sans oublier le côté pécuniaire, je suis salariée, je perçois un salaire ce qui m’a donné de l’indépendance.

Et quels sont les inconvénients de l’apprentissage ?

Pour moi, c’est le retour d’alternance en centre, les semaines sur l’exploitation me plaisent et, lorsqu’il s’agit de revenir à des horaires scolaires, il me faut me réadapter!

 

Marie-Julie entre son maître d’apprentissage et son professeur

 

Cédric, le fait d’avoir, vous aussi, « pratiqué » l’apprentissage vous a-t-il aidé dans votre décision ?

Très certainement, même si mon apprentissage s’est déroulé d’une façon, disons plus familiale, à la reprise de l’atelier porcs, le GAEC familial avait besoin de main-d’œuvre aussi j’ai effectué mon apprentissage à la maison. Lorsque Marie-Julie nous a interrogés, nous avons réfléchi et nous avons décidé de la prendre en contrat d’apprentissage.

Quels sont pour vous, maître d’apprentissage, les avantages de l’apprentissage ?

Même si c’est une personne qui travaille sur l’exploitation, à un coût moindre, nous pensons que c’est une façon intéressante de connaître et d’apprendre le métier et, si l’apprenti est motivé, et Marie-Julie l’est, c’est un plaisir de faire découvrir le métier d’agriculteur et d’aborder avec elle l’aspect économique de nos différents ateliers de production. Nous avons essayé de lui montrer les trois productions du GAEC, il est vrai que nous n’avons pas eu le temps d’approfondir chaque secteur, mais à la fin de l’apprentissage Marie-Julie aura déjà une bonne approche globale de mon métier.

Et les inconvénients de l’apprentissage ?

Un peu comme pour Marie-Julie, c’est l’organisation du travail par quinzaine (ou par semaine) et le va-et-vient de l’apprenti entre le travail sur l’exploitation et le centre. Lorsque Marie-Julie est au centre, avec une personne en moins il faut réorganiser les tâches de chacun. Cependant cette première expérience s’est bien déroulée et si l’apprenti est content c’est l’essentiel, nous sommes prêts à renouveler cette pratique.

Donnons la parole à la responsable de formation, Christine Chabanas.

Marie-Julie et Cédric, son maître d’apprentissage, ont abordé l’essentiel. Faire un BTSA ACSE (Gestion Production) en alternance (par apprentissage) est un exercice pas toujours facile : il faut passer de la théorie à la pratique, se remettre « dans le bain » à chaque fois qu’on revient au centre ou sur l’exploitation. Il n’y a plus de « vacances scolaires » mais seulement quelques semaines par an comme les autres salariés. Mais c’est aussi le gage d’une expérience professionnelle valorisante sur un CV (2 ans de contrat de travail). Une rémunération progressive sur les deux ans : en moyenne un peu plus de 600 € par mois. La gratuité des études et de nombreux avantages offerts par le statut d’apprenti et, surtout, l’acquisition en plus du diplôme de réelles compétences professionnelles. Marie-Julie est bien partie pour réussir son BTS : la moitié de l’examen s’obtient en Contrôle Continu au cours des 2 ans. Son projet professionnel avance et, surtout, elle sait qu’elle peut compter après son contrat d’apprentissage sur l’expérience que lui a transmise Cédric.

Quand peut-on vous contacter sur l’apprentissage ?

Dans le cadre de la semaine de l’apprentissage, organisée par la région Rhône Alpes; du 25 au 29 mars prochain, Vivarais Formation organise une après midi « Portes ouvertes, découverte de l’apprentissage » et des filières proposées par l’établissement de Tournon-sur-Rhône le mercredi 26 mars à partir de 14 heures ainsi que le samedi 17 mai. C’est l’occasion de rencontrer les formateurs mais également les apprentis en BTS. N’hésitez pas à venir, contactez nous au 04 75 07 14 50 ou sur http://www.vivarais-formation- eap.org.

Avec Vivarais Formation, optez pour l’apprentissage.

 

Conditions pour être maître d’apprentissage

La Chambre d’Agriculture dispose désormais d’un service en charge d’informer les agriculteurs, d’instruire et de valider l’aspect administratif d’un contrat d’apprentissage. Pour être maître d’apprentissage, il y a d’abord des conditions administratives de diplôme et d’expérience imposées par la loi. L’accueil d’un apprenti requiert pour l’Entreprise la désignation d’un maître d’apprentissage, le tuteur, qui peut être le chef d’exploitation.

L’employeur est réputé remplir la condition de compétence professionnelle si :

•  il est titulaire d’un diplôme ou d’un titre professionnel correspondant à la finalité du titre préparé par l’apprenti et d’un niveau au moins équivalent ;

ET

•  il peut justifier de 3 années d’exercice d’une activité professionnelle en relation avec la qualification préparée par l’apprenti.

OU

•  il peut justifier d’un niveau minimal de qualification déterminée par le comité départemental de la formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi ;

ET

•  il a exercé durant 5 années une activité professionnelle en relation avec la qualification préparée par l’apprenti.

Par ailleurs, il y a des qualités essentielles à avoir : écoute, diagnostic, pédagogie, rigueur, lien avec la théorie en centre. Une formation de une journée est même proposée chaque année aux tuteurs afin qu’ils développent ces qualités : accueillir, accompagner et évaluer son apprenti.

 

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